Le lac de Pareloup

16 mars 2021

Le dernier confinement nous avait permis de faire le point sur nos attentes et pouvoir planifier nos futures sorties en camping-car. L’une d’entre elles visait l’Aveyron et plus particulièrement les lacs du Lévézou dont celui de Pareloup.

Réputé pour ses spots de pêche, ce lac nous a réservé quelques petites surprises, plus ou moins bonnes, qui nous font apprendre encore et encore.

Nous avons fait un coucou plutôt rapide à l’Aveyron, fait connaissance du Lévézou, son « massif central » et n’hésiterons pas à revenir profiter de ces autres trésors.

Le Séjour

lac de Pareloup

Le Lévézou: la montagne, ça vous gagne!

Nous avions tellement envie d’évasion, de lointain et de paysages nouveaux que nous avons profité d’avoir plus de 36 heures devant nous pour enfin cocher la case prévue à notre agenda des sorties: le lac de Pareloup, l’un des plans d’eau du Lévézou, dans l’Aveyron.

Au départ de chez nous, plus de 4 heures de route et 300 kilomètres nous attendaient.

Et quels kilomètres! Nous avons traversé l’Aude et l’Hérault que nous commençons à connaître par cœur, notamment la traversée de Béziers, tout aussi compliquée que très peu accueillante, et sommes montés par Bédarieux, pour profiter du cadre exceptionnel qu’offre le parc naturel du haut Languedoc, puis celui des Grandes-Causses, longeant le Tarn et finir enfin dans l’Aveyron.

Nous avons senti petit à petit au fil de la végétation et de la topographie que coupent les routes, que nous changions à la fois de climat et de météo.

À la douceur humide du littoral jusqu’à Narbonne, nous avons senti l’air sec des terres languedociennes se rafraichir au fur et à mesure que Zérard attaquait les côtes.

C’est au col de Poulzinières que nous avons compris la nouvelle leçon: mieux consulter les cartes et surtout: la météo.

Lorsque nous sommes enfin arrivés sur l’aire de Salles-Curan, sur les rives du lac de Pareloup, à 17 h 30, le thermomètre affichait 7 petits degrés, malgré le soleil encore bien présent et le temps calme.

Pour admirer le coucher du soleil et profiter des dernières lueurs du jour se refléter sur les eaux, nous avons enfilé des peaux supplémentaires.

Comme le dit le dicton:

« Quand les oignons ont trois pelures; Grande froidure«

Bievenue en lac d’altitude, les températures durant notre séjour n’ont pas dépassé les 10 degrés au zénith.

Mais quel bonheur pour la tête et le corps!

D’autant que si nous n’avons pas anticipé le froid, nous savions que le soleil et la douceur relative seraient du séjour et nous avons passé un après-midi de pêche au calme, au bord du lac, à 2 pas de Zérard, à tremper nos boulettes de pain et bavarder avec les promeneurs locaux.

La fin de l’hiver nous a aussi offert un Aveyron verdoyant et bourgeonnant, alors que sur la route du retour que nous avons voulue différente, nous nous sommes égarés sur des chemins habituellement empruntés par les éleveurs et agriculteurs du Lévézou, dont les bêtes et cultures entretiennent un paysage net, propre, où bêtes commencent à profiter de jeunes pousses grasses et nature se réveille lentement.

Si nous devons revenir en Aveyron, nous choisirons le printemps, entre tranquillité touristique, douceur climatique et nature prolifique.

Nous ne pensions pas aimer autant la montagne, nous qui sommes nés et vivons au niveau de la mer.

 

 

pêche pareloup

Au lac, la pêche aux surprises, plus ou moins bonnes

Nous l’avions prévu, nous l’avons fait. Mais si nous devions le refaire, voici ce que nous aurions changé à notre séjour:

  • bien que la pratique soit fortement déconseillée par les communautés de camping-caristes, nous aurions dû partir réservoir d’eau et cassette de toilettes rempli et chargée. Hors-saison, le réseau d’eau potable disponible sur chaque emplacement de l’aire est coupé. Nous avons donc dû nous déplacer régulièrement pour nous brancher sur le seul robinet en eau de l’aire: celui de la vidange situé dans le bloc sanitaires. Prévoyez donc, si vous comptez séjourner sur l’aire entre octobre et mai, d’arriver à plein, quitte à consommer davantage de carburant;
  • nous avions pris avec nous Poppy, pour poursuivre son apprentissage de vanliefeuse. Pour cette fois, elle nous a fait don de ses besoins dans sa cage de transport, pendant le voyage. Un petit arrêt prolongé sur le parking d’un supermarché pour laver et sécher son coussin et tenter de faire une toilette rapide de ses poils longs: nous lui avons évité de justesse une coupe courte et radicale sa zone de vidange, après de longues caresses déstressantes pour avoir le privilège de la laver au gant et au savon sur fond de soleil couchant. Nous pensions l’avoir mise dans des conditions optimales pour passer la nuit. Nous nous sommes fourvoyés: l’altitude, le froid ou le trajet ont provoqué des miaulements et autres roucoulades du coucher au lever du soleil les 3 nuits durant;
  • internet nous avait indiqué un point d’achat d’appâts et d’articles de pêche dans un des nombreux commerces de Salles-Curan. Nous nous y sommes rendus, enthousiastes et souriants pour nous faire accueillir par la fraîcheur d’une commerçante qui nous a expliqué que hors-saison de pêche, elle ne vendait « pas d’appâts vivants madame et monsieur enfin voyons, si c’est pour les jeter vu le peu de pêcheurs! »;
  • un jeune couple mignon comme tout est arrivé le 2e jour près de notre emplacement et c’est avec curiosité que nous les avons vus déballer et préparer le nécessaire du parfait pêcheur. Après avoir fait connaissance, ils nous ont donné une boîte de maïs sans OGM, en nous indiquant qu’en cas de manque d’appâts, des boulettes de mie de pain feraient l’affaire. Nous avons servi à la faune aquatique salade de maïs et gluten sans succès, nous sommes rentrés bredouilles, comme nos gentils voisins;
  • une aire qui lèche les rives d’un lac, nous en avons rêvé, l’Aveyron l’a fait. 73 emplacements spacieux, une aitre entretenue par la commune, accessible et dispensant tout le confort nécessaire.
viaduc de millau

De chemins en autoroutes, c’est beau mais c’est cher

Voyager en camping-car, c’est avant tout prendre le temps de pouvoir ralentir pour admirer une vallée, un lac, une plage ou une aire de pique-nique.

Inutile de préciser que c’est ce mode « slowride » que nous privilégions lorsque nous partons à la découverte de contrées inconnues à bord de Zérard.

Et grâce aux diverses applications de navigation, notamment Sygic Truck, nous pouvons choisir les options d’itinéraire à notre goût. C’est ce que nous avons fait à l’aller, et ne l’avons pas regretté.

En revanche, pour le trajet de retour, nous étions fatigués et le temps menaçant nous a fait choisir l’itinéraire opposé, qui devait nous faire éviter les petites routes magnifiques mais sinueuses et bien étroites pour nos autres, novices.

C’était sans compter des travaux, nous faisant déboucher sur un panneau jaune de déviation, un GPS mal réveillé et un Sygic moins à jour que Paul Fournier dans Hibernatus.

Nous ne comptons plus les cercles que nous avons décrits en tournant en rond pour à chaque fois déboucher sur ce fichu panneau » Déviation ».

Nous nous sommes résolus à finalement emprunter un itinéraire plus rapide, plus reposant mais aussi plus payant. Beaucoup plus payant.

Car si chevaucher le viaduc de Millau est une expérience à réaliser au moins une fois dans sa vie, mieux vaut que ce soit prévu dans un budget de dépenses plus ou moins prévues.

Ce qui n’était pas notre cas, nous avons donc considéré que ce serait notre cadeau de Saint-Valentin en retard: 13 euros et soixante cents pour à peu près 2 minutes de bonheur, et 11 euros jusqu’à chez nous, elle peut être belle, l’autoroute.

Tours et détours, pleins de gazoil et d’AdBlue, laverie et stationnement sur l’aire (nous avons acheté 24 heures de trop soit 11 euros 50 pour la commune), sans compter les provisions stockées pour le séjour, c’est probablement depuis le début de notre aventure avec Zérard que la vanlife nous coûte aussi cher.

C’est aussi une nouvelle leçon pour nous: prévenir plutôt que guérir et toujours prévoir une enveloppe supplémentaire pour les dépenses imprévues, quitte à partir moins loin et moins longtemps.

Pour autant que certaines leçons sont plus ou moins agréables à apprendre, c’est bien ce que nous recherchons dans ce mode de vie: les aléas, les surprises, les imprévus, que nous trouvons plus simples à gérer qu’en mode sédentaire.

Preuve en est la journée en moins que nous n’avons pas passée sur les rives du Pareloup: en montagne, le temps change vite, et le 3e jour s’est levé avec la pluie et le vent. Qu’importe, nous avons pris la route et en milieu d’après-midi, nous étions chez nous, heureux de rentrer, mais tout autant de déjà penser à notre prochain départ: Palavas-les Flots, où nous avions prévu de passer les derniers jours de 2020 et les premiers de 2021.

Montagne, lacs, pêche, randonnées

Durée: 4 jours et 3 nuits
France: Aveyron
Budget: 150 euros
Km parcourus: 600

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • l’accueil du seul point de vente d’appâts de Salles-Curan, aussi frais que l’eau du lac
  • l’accès à l’eau potable sur l’aire, coupé en raison de la saison
  • le tarif, en conséquence un peu élevé compte tenu des services

On a préféré

  • l’aire située idéalement sur les rives du lac
  • le calme, la propreté des lieux et l’entretien des services de l’aire
  • la proximité de tous les commerces utiles

Aire municipale du lac de Pareloup:

Les tarifs:

  • 11.5€ pour une durée de 24 heures (eau, électricité, vidange inclus). Payant à partir d’une heure
  • vidange seule 4€ (pour une heure).

Services:

  • 73 emplacements – 24/24
  • DISPOSITIONS LIEES AU COVID-19
  • barrière entrée/ sortie, paiement par Carte bancaire uniquement
  • borne de vidange
  • code personnel permettant d’entrer et sortir en journée.
  • Infos 05 65 46 89 90

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Propreté des lieux

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Commerces à proximité

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Paysages agréable

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Activités sur place

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