Aux portes de la vallée de la Têt

Aux portes de la vallée de la Têt

17 avril 2021

La vallée de la Têt, le fleuve le plus long des Pyrénées-Orientales, regorge de trésors, dont lacs, étangs et plans d’eau poissonneux.

Nous habitons dans les 10 kilomètres que les mesures sanitaires en cours nous autorisent à parcourir, et bénéficions, grâce à nos cartes de pêche, d’un élargissement de liberté de rouler de 20 kilomètres supplémentaires.

Nous en avons profité pour effectuer un nouveau repérage et sommes allés nous balader sur les plans d’eau du Soler, Millas et Ille-sur-Têt.

Le Séjour

millas

Pêche en Têt: règles en tête

En eau douce ou salée, du bord de mer ou des berges d’un étang, pêcher est autorisé, dans la limite et le respect de règles élémentaires, mais également fédérales.

Depuis que nous pratiquons ce sport de plein air, la pêche de loisir, nous avons appris que planter sa ligne le long d’un fleuve, d’un ruisseau ou dans un plan d’eau aménagé ou sauvage nécessite:

  • la détention d’une carte de pêche, que l’on peut se procurer sur Internet, mais également en magasins spécialisés. Selon les options que vous choisissez, vous aurez accès à différents parcours et zones de pêche;
  • le respect des règles de prélèvement des sites de pêche. Sur les plans d’eau de Millas, du Soler et d’Ille, des panneaux informatifs de la fédération nous indiquent les espèces à relâcher, la maille minimale, les dates de déversement, ou encore les techniques et périodes autorisées;
  • le civisme, en toutes circonstances, dont celles de la pratique de la pêche: le respect des milieux aquatiques et le patrimoine piscicole. Ainsi, la collecte des déchets personnels, de notre pratique, la propreté des lieux aménagés pour tous les publics, sont de mise.
la têt

La beauté de la Têt

Classée pays d’art et d’histoire, la vallée de la Têt est traversée par le plus long fleuve du département, lequel prend sa source à plus de 2000 mètres d’altitudes, traverse les Pyrénées-Orientales jusqu’à Canet-en-Roussillon, où il s’abadonne dans la Méditerranée.

Autant dire que des territoires, des micro-climats, des roches, des terres et des hommes, la Têt en voit et donne de toutes les couleurs.

Et c’est peut-être ce qui caractérise le plus ce cours d’eau aux quarante-tois affluents. Tantôt noires quand son lit est profond, en altitude, bleues sombre lorsque la Tramontane les secouent, ou encore turquoises à l’approche de la mer, les eaux de la Têt ne sont ni tranquilles, ni dormeuses, ni transparentes. Elles sont orageuses, tourmentées et cristallines.

D’Angoustrine à Canet, des Bouillouses à Vinça, de Saint-Féliu au Soler, en passant par le street-fishing à Perpignan la Catalane, fario, brochets, carpes, ou sandres feront parcourir ce pays à travers la Têt.

déchets ille sur têt

La vallée des déchets

Visiter un territoire, repérer un futur spot, se balader sur un site recommandé, c’est aussi observer ce que toute la beauté et richesse alentour ne peuvent hélas masquer: la pollution, les incivilités et l’incivisme.

Un petit tour sur le lac du Soler par un samedi après-midi ensoleillé suffit pour se rendre compte du manque évident de savoir-vivre ensemble: pique-nique rassemblant bien au-delà des 6 personnes autorisées, port du masque visiblement oublié, poubelles renversés, il ne nous a pas fallu plus d’un tour pour fuir les lieux, aujourd’hui heureusement sécurisés et pratiquables en toute sécurité grâce à la création et l’intervention de « brigades-Covid« .

Quelques heures au bord du plan d’eau de Millas, d’un abord paisible et familial, malgré la proximité de la  voie rapide RN116 nous auront fait comprendre que si la nuit, les véhicules se font rares et ne perturberaient pas notre sommeil à bord de Zéard, en journée, ça n’est pas la même quand kéké des lacs et maîtres de chiens fous investissent les lieux, rendant la voie verte partagée et les rives dangereuses et bruyantes.

Quant à l’aire de pique-nique et de repos d’Ille-sur-Têt, que nous avions pensée méditative, nous avons rayé ce site de nos futurs spots quand, en moins d’une heure, nous avons croisé des véhicules aménagés qui s’étaient approprié les lieux et une des rives du fleuve, marché à travers des excréments et déchets, et manqué de pêcher une canette et une bouteille de vin.

Lacs, étangs, pêche, balades

Durée: 2 jours et 1 nuits
France: Pyrénées-Orientales
Budget: 15 euros
Km parcourus: 40

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • la pollution de l’aire d’Ille-sur-Têt
  • les ventouses des rives de la Têt
  • les fumeurs de drogues adeptes de décibels

On a préféré

  • la beauté des rives de la Têt
  • la richesse du fleuve
  • la proximité de ces sites de pêche

Lac du Moulin:

  • Route de Pézilla, 66270 Le Soler
  • 42.683108372156696, 2.7882067916850306
  • 04 68 92 10 12

Les activités:

  • pétanque
  • pique-nique
  • accro-branche
  • restauration
  • balade
  • pêche à la ligne

Plan d’eau de Millas:

  • 42.6976428 – 2.68817573
  • 04 68 66 88 38
  • accès et rampes pour handicapés et personnes à mobilité réduite
  • parkings

Les activités:

  • pêche à la ligne
  • pique-nique
  • vélo

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréables

%

Activités sur place

Le lac de Pareloup

Le lac de Pareloup

16 mars 2021

Le dernier confinement nous avait permis de faire le point sur nos attentes et pouvoir planifier nos futures sorties en camping-car. L’une d’entre elles visait l’Aveyron et plus particulièrement les lacs du Lévézou dont celui de Pareloup.

Réputé pour ses spots de pêche, ce lac nous a réservé quelques petites surprises, plus ou moins bonnes, qui nous font apprendre encore et encore.

Nous avons fait un coucou plutôt rapide à l’Aveyron, fait connaissance du Lévézou, son « massif central » et n’hésiterons pas à revenir profiter de ces autres trésors.

Le Séjour

lac de Pareloup

Le Lévézou: la montagne, ça vous gagne!

Nous avions tellement envie d’évasion, de lointain et de paysages nouveaux que nous avons profité d’avoir plus de 36 heures devant nous pour enfin cocher la case prévue à notre agenda des sorties: le lac de Pareloup, l’un des plans d’eau du Lévézou, dans l’Aveyron.

Au départ de chez nous, plus de 4 heures de route et 300 kilomètres nous attendaient.

Et quels kilomètres! Nous avons traversé l’Aude et l’Hérault que nous commençons à connaître par cœur, notamment la traversée de Béziers, tout aussi compliquée que très peu accueillante, et sommes montés par Bédarieux, pour profiter du cadre exceptionnel qu’offre le parc naturel du haut Languedoc, puis celui des Grandes-Causses, longeant le Tarn et finir enfin dans l’Aveyron.

Nous avons senti petit à petit au fil de la végétation et de la topographie que coupent les routes, que nous changions à la fois de climat et de météo.

À la douceur humide du littoral jusqu’à Narbonne, nous avons senti l’air sec des terres languedociennes se rafraichir au fur et à mesure que Zérard attaquait les côtes.

C’est au col de Poulzinières que nous avons compris la nouvelle leçon: mieux consulter les cartes et surtout: la météo.

Lorsque nous sommes enfin arrivés sur l’aire de Salles-Curan, sur les rives du lac de Pareloup, à 17 h 30, le thermomètre affichait 7 petits degrés, malgré le soleil encore bien présent et le temps calme.

Pour admirer le coucher du soleil et profiter des dernières lueurs du jour se refléter sur les eaux, nous avons enfilé des peaux supplémentaires.

Comme le dit le dicton:

« Quand les oignons ont trois pelures; Grande froidure«

Bievenue en lac d’altitude, les températures durant notre séjour n’ont pas dépassé les 10 degrés au zénith.

Mais quel bonheur pour la tête et le corps!

D’autant que si nous n’avons pas anticipé le froid, nous savions que le soleil et la douceur relative seraient du séjour et nous avons passé un après-midi de pêche au calme, au bord du lac, à 2 pas de Zérard, à tremper nos boulettes de pain et bavarder avec les promeneurs locaux.

La fin de l’hiver nous a aussi offert un Aveyron verdoyant et bourgeonnant, alors que sur la route du retour que nous avons voulue différente, nous nous sommes égarés sur des chemins habituellement empruntés par les éleveurs et agriculteurs du Lévézou, dont les bêtes et cultures entretiennent un paysage net, propre, où bêtes commencent à profiter de jeunes pousses grasses et nature se réveille lentement.

Si nous devons revenir en Aveyron, nous choisirons le printemps, entre tranquillité touristique, douceur climatique et nature prolifique.

Nous ne pensions pas aimer autant la montagne, nous qui sommes nés et vivons au niveau de la mer.

 

 

pêche pareloup

Au lac, la pêche aux surprises, plus ou moins bonnes

Nous l’avions prévu, nous l’avons fait. Mais si nous devions le refaire, voici ce que nous aurions changé à notre séjour:

  • bien que la pratique soit fortement déconseillée par les communautés de camping-caristes, nous aurions dû partir réservoir d’eau et cassette de toilettes rempli et chargée. Hors-saison, le réseau d’eau potable disponible sur chaque emplacement de l’aire est coupé. Nous avons donc dû nous déplacer régulièrement pour nous brancher sur le seul robinet en eau de l’aire: celui de la vidange situé dans le bloc sanitaires. Prévoyez donc, si vous comptez séjourner sur l’aire entre octobre et mai, d’arriver à plein, quitte à consommer davantage de carburant;
  • nous avions pris avec nous Poppy, pour poursuivre son apprentissage de vanliefeuse. Pour cette fois, elle nous a fait don de ses besoins dans sa cage de transport, pendant le voyage. Un petit arrêt prolongé sur le parking d’un supermarché pour laver et sécher son coussin et tenter de faire une toilette rapide de ses poils longs: nous lui avons évité de justesse une coupe courte et radicale sa zone de vidange, après de longues caresses déstressantes pour avoir le privilège de la laver au gant et au savon sur fond de soleil couchant. Nous pensions l’avoir mise dans des conditions optimales pour passer la nuit. Nous nous sommes fourvoyés: l’altitude, le froid ou le trajet ont provoqué des miaulements et autres roucoulades du coucher au lever du soleil les 3 nuits durant;
  • internet nous avait indiqué un point d’achat d’appâts et d’articles de pêche dans un des nombreux commerces de Salles-Curan. Nous nous y sommes rendus, enthousiastes et souriants pour nous faire accueillir par la fraîcheur d’une commerçante qui nous a expliqué que hors-saison de pêche, elle ne vendait « pas d’appâts vivants madame et monsieur enfin voyons, si c’est pour les jeter vu le peu de pêcheurs! »;
  • un jeune couple mignon comme tout est arrivé le 2e jour près de notre emplacement et c’est avec curiosité que nous les avons vus déballer et préparer le nécessaire du parfait pêcheur. Après avoir fait connaissance, ils nous ont donné une boîte de maïs sans OGM, en nous indiquant qu’en cas de manque d’appâts, des boulettes de mie de pain feraient l’affaire. Nous avons servi à la faune aquatique salade de maïs et gluten sans succès, nous sommes rentrés bredouilles, comme nos gentils voisins;
  • une aire qui lèche les rives d’un lac, nous en avons rêvé, l’Aveyron l’a fait. 73 emplacements spacieux, une aitre entretenue par la commune, accessible et dispensant tout le confort nécessaire.
viaduc de millau

De chemins en autoroutes, c’est beau mais c’est cher

Voyager en camping-car, c’est avant tout prendre le temps de pouvoir ralentir pour admirer une vallée, un lac, une plage ou une aire de pique-nique.

Inutile de préciser que c’est ce mode « slowride » que nous privilégions lorsque nous partons à la découverte de contrées inconnues à bord de Zérard.

Et grâce aux diverses applications de navigation, notamment Sygic Truck, nous pouvons choisir les options d’itinéraire à notre goût. C’est ce que nous avons fait à l’aller, et ne l’avons pas regretté.

En revanche, pour le trajet de retour, nous étions fatigués et le temps menaçant nous a fait choisir l’itinéraire opposé, qui devait nous faire éviter les petites routes magnifiques mais sinueuses et bien étroites pour nos autres, novices.

C’était sans compter des travaux, nous faisant déboucher sur un panneau jaune de déviation, un GPS mal réveillé et un Sygic moins à jour que Paul Fournier dans Hibernatus.

Nous ne comptons plus les cercles que nous avons décrits en tournant en rond pour à chaque fois déboucher sur ce fichu panneau » Déviation ».

Nous nous sommes résolus à finalement emprunter un itinéraire plus rapide, plus reposant mais aussi plus payant. Beaucoup plus payant.

Car si chevaucher le viaduc de Millau est une expérience à réaliser au moins une fois dans sa vie, mieux vaut que ce soit prévu dans un budget de dépenses plus ou moins prévues.

Ce qui n’était pas notre cas, nous avons donc considéré que ce serait notre cadeau de Saint-Valentin en retard: 13 euros et soixante cents pour à peu près 2 minutes de bonheur, et 11 euros jusqu’à chez nous, elle peut être belle, l’autoroute.

Tours et détours, pleins de gazoil et d’AdBlue, laverie et stationnement sur l’aire (nous avons acheté 24 heures de trop soit 11 euros 50 pour la commune), sans compter les provisions stockées pour le séjour, c’est probablement depuis le début de notre aventure avec Zérard que la vanlife nous coûte aussi cher.

C’est aussi une nouvelle leçon pour nous: prévenir plutôt que guérir et toujours prévoir une enveloppe supplémentaire pour les dépenses imprévues, quitte à partir moins loin et moins longtemps.

Pour autant que certaines leçons sont plus ou moins agréables à apprendre, c’est bien ce que nous recherchons dans ce mode de vie: les aléas, les surprises, les imprévus, que nous trouvons plus simples à gérer qu’en mode sédentaire.

Preuve en est la journée en moins que nous n’avons pas passée sur les rives du Pareloup: en montagne, le temps change vite, et le 3e jour s’est levé avec la pluie et le vent. Qu’importe, nous avons pris la route et en milieu d’après-midi, nous étions chez nous, heureux de rentrer, mais tout autant de déjà penser à notre prochain départ: Palavas-les Flots, où nous avions prévu de passer les derniers jours de 2020 et les premiers de 2021.

Montagne, lacs, pêche, randonnées

Durée: 4 jours et 3 nuits
France: Aveyron
Budget: 150 euros
Km parcourus: 600

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • l’accueil du seul point de vente d’appâts de Salles-Curan, aussi frais que l’eau du lac
  • l’accès à l’eau potable sur l’aire, coupé en raison de la saison
  • le tarif, en conséquence un peu élevé compte tenu des services

On a préféré

  • l’aire située idéalement sur les rives du lac
  • le calme, la propreté des lieux et l’entretien des services de l’aire
  • la proximité de tous les commerces utiles

Aire municipale du lac de Pareloup:

Les tarifs:

  • 11.5€ pour une durée de 24 heures (eau, électricité, vidange inclus). Payant à partir d’une heure
  • vidange seule 4€ (pour une heure).

Services:

  • 73 emplacements – 24/24
  • DISPOSITIONS LIEES AU COVID-19
  • barrière entrée/ sortie, paiement par Carte bancaire uniquement
  • borne de vidange
  • code personnel permettant d’entrer et sortir en journée.
  • Infos 05 65 46 89 90

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréable

%

Activités sur place

Les plages catalanes

Les plages catalanes

13 février 2021
C’est l’hiver à la plage, et c’est le bonheur pour nous autres apprentis vanlifers. Pour preuve, les plages catalanes, que nous ne connaissions que bondées, des embruns vivifiants qui remplacent avec brio la friture et l’ambre solaire, et surtout, la sensation d’être seul au monde tout en n’en étant pas éloigné.

La couvre-feu et les contraintes domestiques ne nous ont permis que d’alller jusqu’aux confins des Pyrénées-Orientales nord: Port-Barcarès. Au-delà, c’est l’Aude.

C’est ainsi que nous avons revisité les plages de Port Barcarès, Saint-Cyprien et Collioure, faute de pouvoir en découvrir de plus lointaines.

Le Séjour

Port-Barcarès: bienvenue aux camping-caristes!

Sur le littoral sud de notre bel hexagone, il est parfois mission impossible, lorsqu’on se déplace en véhicule aménagé, de trouver une aire avec tous les services, à proximité des commodités, et à portée de porte-monnaie des attractions ou du tourisme.

Légaux ou non, les panneaux d’interdiction aux camping-cars fleurissent souvent sous ceux des entrées de communes, jouxtant parfois les labels de village fleuri, ville branchée ou plage pavillon bleu.

C’était sans compter sur Port-Barcarès, Co gestionnaire depuis peu d’une aire qui a tout pour plaire:

  • elle est implantée au sein de la commune, entre le canal de l’étang de Salses-Leucate et le port;
  • elle propose tous les services nécessaires, voire essentiels en hiver, à savoir l’électricité, les vidanges et l’accès à l’eau potable;
  • un espace sécurisé;
  • 200 emplacements, qui laissent aux usagers suffisamment d’intimité en basse-saison.

Nous avons pu profiter de la plage pour nous tous seuls, pour baigner le ver et nous balader sur le port.

Seul un petit brin de nostalgie de voir les vitrines ou terrasses fermées et vides flottait dans l’air marin.

En d’autres temps, nous aurions apprécié un petit apéro au soleil couchant, attablés au bout d’un ponton. Ce n’est que partie remise, quand l’été sera venu et la crise révolue.

Mais Port-Barcarès, ça n’est pas qu’un port. Elle est comme un diamant plutôt brut d’emblée, mais qui revêt de multiples facettes pour qui peut et souhaite s’y attarder:

  • le site des Dosses, sur l’étang de Salses-Leucate, qui vient lécher le Barcarès, préserve faune et flore encore sauvages;
  • 8 kilomètres de plages;
  • l’étang et la pinède;
  • le fameux Lydia, plus vieux paquebot du monde;
  • le village des pêcheurs, qui a donné naissance, grâce au projet Racine, à la station balnéaire que le Barca est aujourd’hui;
  • l’allée des arts;
  • le village de Noël en hiver;
  • le festival de musiques électroniques Electrobeach en été.

Cependant qu’elle a tout d’une grande, les amoureux de la mer mais de la tranquillité pourront passer leur chemin à partir du printemps. Comme tout site touristique estival, le Barcarès jouit d’une capacité d’accueil et d’hébergement de 80.000 personnes, selon l’office du tourisme. Alors évitez l’été!

Elle restera cependant une halte parfaite pour celles et ceux qui souhaitent rejoindre la Côte Vermeille et ses criques paisibles, ou l’Espagne, lorsque les restrictions sanitaires ne seront plus qu’un mauvaise souvenir!

Porte d’entrée des stations des Pyrénées-Orientales, Port-Barcarès mérite qu’on s’y attarde, car l’habit ne fait pas le moine et cette ville moderne nous a donné envie de nous y arrêter plus souvent.

Saint-Cyprien: aux portes de la Côte Vermeille

À chacun ses parfums d’enfance, si Zède a pataugé du côté de Vias, c’est sur le port et les plages de Saint-Cyprien que sa moitié a grandi.

C’est tout naturellement que cette destination se retrouve souvent sur notre feuille de route, été comme hiver, à deux comme à quatre roues.

Cette fois, nous avons préféré la totale autonomie à l’aire de service, pourtant ouverte à l’année, située sur le port, mais un peu éloignée de tout et surtout, aux emplacements trop réduits.

L’occasion nous était donnée de nous entraîner aux économies d’énergie et d’eau. Ainsi débranchés, nous avons estimé que nous pouvions « tenir » sans recours un peu plus de 24 heures, ce qui ne laisse pas beaucoup de place aux imprévus ni au camping un peu sauvage, malgré nos 100 litres de réserve d’eau propre, 80 d’eaux usées, et le panneau photovoltaïque de 120 watts, un peu feignasse en hiver.

Mais peu importe, le temps était au beau, nous avons renoué avec la pêche à la ligne et le surfcasting.

Une première escale en mode nomade qui en appelle bien d’autres, cette station balnéaire chère à nos cœurs est aussi sauvage en hiver qu’elle est festive en été.

Voisine d’Argelès-sur-Mer, capitale historique des campings, Saint-Cyprien offre les charmes d’une station balnéaire familiale, intime, aux allures de gros village où tout le monde se connaît et se côtoie.

Au village, reculé dans les terres, paisible, nous préférons le port, que nous connaissons par cœur et le long duquel nous ne nous lassons pas de nous promener, en toute saison.

Ses plages, parfois un peu trop linéaires, mais jouissant du label Pavillon Bleu depuis 25 ans, sont suffisamment spacieuses pour ne pas se retrouver à partager sa serviette et son carré de sable avec ses camarades baigneurs.

Les déplacements « doux », à pied ou à vélo, se taillent la part du lion autour et dans la commune. De nombreuses pistes cyclables et boucles alternent paysages montagneux, méditerranéens ou maritimes que la typographie de Saint-Cyp permet. Nous n’y allons jamais sans nos VTT.

Si Saint-Cyprien est une station balnéaire, elle reste avant tout le 3e port de plaisance européen. Elle n’est donc pas ville morte en hiver, et de nombreux commerces et services sont ouverts. Le ravito et les loisirs sont donc accessibles à l’année. Nous en avons profité pour nous équiper davantage en matériel de pêche.

La pêche est également une des activités économiques du port et grâce à l’aménagement récent des quais de pêche, les petits métiers peuvent vendre leur pêche du jour directement aux clients. Fraîcheur, circuit court et régalade garantis!

Un des rendez-vous incontournables est le feu d’artifice tiré sur la mer, le 15 août. Pour qui arrive tôt et se poste sur la plage, dans les limites des balises de sécurité, le spectacle est féérique. « OH la belle bleue! » sur la belle bleue, avouez que c’est cocasse.

Nous privilégierons pour un séjour long un de ses campings emblématiques, le Cala-Gogo.

Collioure: la cité des peintres qui se mérite

Tout à fait subjectivement, Zède et moi situerions géographiquement parlant le début de la Côte Vermeille sur ce magnifique village, Argelès-sur-Mer, malgré sa superbe plage du Racou, nous paraît encore trop linéaire, bétonnée et « usine à touristes ».

Pourtant, si sur le papier, Collioure agit comme un aimant, entre son patrimoine culturel, historique, son architecture et sa géologie, elle reste inaccessible dès lors qu’on cherche à l’apprivoiser, en voiture ou en véhicule aménagé.

En effet, l’été, il est quasiment impossible de s’y rendre et d’y rester, à moins soit d’y avoir un pied-à-terre, (donc de la famille sur place), soit un budget confortable pour une location saisonnière, soit d’être très matinal et d’arriver sur le sable de la plage Boramar, par exemple, aux aurores, en ayant pris soin de bien fournir le parcmètre.

Collioure fait en revanche la joie et le bonheur des randonneurs et autres vaillants marcheurs à pied.

Nous n’étions ni les uns, ni les autres, et pourtant, nous avons bien failli abandonner cette destination:

  • sur internet, les informations contradictoires quant aux aires et divers emplacements ou services sur la commune ou alentours nous ont perdus;
  • un coup de fil à la mairie, qui nous a dans un premier temps indiqué que la seule aire disponible aux camping-cars ne disposait pas de l’électricité, puis s’est ravisée en nous rappelant que si, finalement, récemment, des bornes ont été installées;
  • le tarif de l’aire, soit 15 euros par tranche de 24 heures, nous paraissait un peu élevé;
  • la situation de l’aire en question, sur les hauteurs de Collioure, route de la Madeloc, qui ne nous donnait pas envie de remonter ce que nous devions descendre pour accéder au village et plages.

Pourtant, l’appel de la merveille a été plus fort que toutes ces contraintes avec lesquelles, en hiver et en véhicule aménagé, il faut voyager.

Bien nous en a pris. L’aire, qui est également un grand parking, met à disposition quelques emplacements délimités, avec borne électrique, eau, et une zone aménagée pour les vidanges.

L’accès est sécurisé et parfaitement entretenu.

Le temps gris à notre arrivée a cédé la place à un soleil marin, donc voilé, qui nous a accompagnés vers notre descente vers les plages, alors que le vent de sud-est démontait la mer et déplaçait les foules, sans un brin d’air à terre.

Malgré l’ascension au retour très sportive (deux kilomètres de montée pure, en coupant par les escaliers interminables entre les villas), lestés de 4,5 kilos de Poppy bien à l’abri dans son sac de transport Petcute, l’effort vaut largement le détour et le prix.

Collioure a su se préserver, au prix de son inaccessibilité, mais en pleine conscience des limites de ses capacités d’accueil.

À éviter en haute-saison, Collioure, un des joyaux de cette Côte Vermeille se laisse apprivoiser en hiver.

Plages, mer, promenades en VTT, randonnées

Durée: 4 jours et 3 nuits
France: Pyrénées-Orientales
Budget: 45 €
Km parcourus: 100

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • la situation de l’aire de Collioure, très en hauteur et loin de toutes les commodités (des navettes gratuites sont prévues en pleine-saison)
  • le tarif par tranche de 24 heures à Collioure et Port-Barcarès, que nous avons dépassé par deux fois, doublant le prix de notre séjour

On a préféré

  • La possibilité de l’autonomie à Saint-Cyprien, avec ses parkings sur lesquels il est possible de stationner
  • Le calme, l’accueil et la propreté des aires de Port-Barcarès et Collioure

Aire de Port-Barcarès:

Les tarifs:

  • 1/01 – 30/06 : 10,80 €/24h
  • 1/07 – 31/08 : 12,00 €/24h
  • 1/09 – 31/12 : 10,80 €/24h
  • + taxe de séjour en vigueur

Aire de Collioure:

Les tarifs / services:

  • 20 €/ 24h
  • Navette gratuite vers le centre ville de mai à septembre (voir le site pour les horaires et les coupures)

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréable

%

Activités sur place

Farinette

Farinette

10 janvier 2021
Farinette, c’est une des plus jolies plages du littoral héraultais, sur la commune de Vias. C’est aussi une aire de camping-car dont la particularité est d’être ouverte en hiver et ce petit privilège d’être au bord de l’eau. Vraiment.

C’est là que nous avons finalement posé les roues de Zérard pour les derniers jours de cette année 2020.

Un séjour une fois de plus plein de surprises, mais que nous avons finalement savouré.

En route!

Le Séjour

Prévenir plutôt que guérir

Nous savions qu’en cette période, les aires de camping-car ouvertes l’hiver sont rares et les emplacements précieux. C’est à Palavas que nous avions prévu de passer le réveillon de la Saint-Sylvestre.
Nous avions anticipé en partant un jour plus tôt que le jour J.

Bien nous en a pris, et comme un vanlifer averti en vaut deux, avons passé un petit coup de fil avant.

« L’aire est complète jusqu’à l’an prochain, comme tous les ans, elle se remplit au moins 10 jours avant madame. »

Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil, dit-on. Nous en avons passé un second à l’aire de Farinette, que nous avions déjà testée en rentrant de nos séjour à Rocamadour.

« L’aire est complète madame, mais vous pouvez venir, vous mettre en file d’attente et dès qu’il ‘y a un départ, la place est pour vous! »

Moyennement fans de la queue-leu-leu, même pour un réveillon, nous avons finalement trouvé un emplacement de dernière minute sur l’aire du moulin de l’Espagnac, à Vias.

L’aire est visiblement en constante amélioration et bénéficie de la proximité d’exploitants qui proposent des produits issus d’une agriculture biologique locale « direct producteur », disponibles sur place pour tous les camping-caristes qui séjournent sur l’aire : vins rouges/rosé/blancs, farines de blé ou de petite épautre, lentilles…

Nous y avons passé la nuit, surpris par le calme malgré la proximité de la RD612.

Nous avons hélas dû quitter nos hôtes le lendemain matin, la connexion internet n’étant pas assez bonne et stable pour pouvoir bosser en ce dernier jour de l’année. Nous profiterons des infrastructures de cette aire une prochaine fois, l’accueil et la gentillesse des propriétaires ont fait le job.

Cap sur Farinette et en file, dans l’attente d’un départ et d’une bonne étoile.

D’une plage à l’autre

La chance du débutant nous a souris, nous n’étions pas encore rangés dans la file d’attente qu’un emplacement s’était libéré.

Ce petit ballet aura d’ailleurs lieu tout au long de la journée, le lendemain et le surlendemain. Les places au soleil d’hiver sont chères!

Nous avons enfin pu nous installer, déplier et tester notre nouveau compagnon de routes, un isolant de pare-brise Soplair, la bâche de sol pour éviter de remplir Zérard de sable, et nous aménager un petit nid douillet.

C’est le frigo, les batteries et les réservoirs pleins que nous avons fêté ce nouvel an, notre premier en mode nomade, en amoureux et vanlifers.

Quoi de mieux le lendemain que de faire le trajet d’enfance de Zede à l’envers, soit partir à pied de la plage de Farinette jusqu’à celle de la Tamarissière, à Agde?

C’est ce que nous avons fait, comme des centaines de promeneurs de plage, qu’une météo particulièrement clémente et douce a fait sortir de leurs gueules de bois.

Nous avons fait un joli détour dans les terres, pour contourner l’exutoire du Clôt, construit en 1991 afin de favoriser l’ensablement et permettre régulièrement l’engraissement des plages de Farinette et de la Tamarissière, sévèrement touchées par l’érosion, qui fait reculer le trait de côte.

Entre terre et mer, l’aspect sauvage et préservé du littoral nous a offerts une belle marche (comptez 2 heures aller-retour).

Nous avons été surpris de la propreté des plages, ainsi que de la zone humide des Verdisses, ce qui n’a pas été pour nous déplaire. Nous avons également croisé quelques promeneurs ramassant des déchets, chariés soit par le débouché, soit par la mer mais dans l’ensemble, les lieux sont entretenus et peu pollués.
En espérant que cet été soit de la même limonade.

Imprévus de dernière minute

Cette petite promenade au pays des souvenirs d’enfance nous a mis en forme. Nous avons donc passé le reste de l’après-midi à nous affairer et faire notre premier tri et rangement de Zérard.

C’est fou comme malgré un petit espace, en moins de 6 mois, on peut déjà se constituer un bon petit trésor de brics et de brocs, entre soute et placards.

D’une chose à l’autre, nous lui avons également ravalé les façades et l’intérieur, sous l’oeil effrayé de Poppy qui devait se demander quand elle allait aussi y passer.

C’est à nous affairer que nous nous sommes réchauffés et n’avons pas constaté que le chauffage est de nouveau tombé en panne. La fameuse erreur E 527 H, que nous avons fini par décrire et signaler à notre assistance Star Mobil Services, qui nous a tout de suite rassurés et indiqué comment pallier la panne en attendant d’aller la faire réparer chez un concessionnaire agréé.

La petite manipulation est certes très efficace, mais nous a demandé de nous lever plusieurs fois la nuit suivante, pour rallumer le chauffage.

Même quand nos enfants étaient nourissons, ils ne nous ont jamais faits lever autant de fois par nuit.

Surtout Zede, je dors côté porte-arrière (choix très judicieux).

La météo a décidé de se faire moins agréable le lendemain et nous avons donc préféré regagner nos pénates.

Non sans avoir oublié de vérifier la jauge d’eau avant de faire la grosse vaisselle, ce qui nous a valu de la faire en amoureux, Zede faisant office de water-boy en actionnant le robinet de notre jerrican tandis que, les mains gelées, je m’activais à laver et rincer.

Cette petite avarie nous a permis de faire la connaissance de Gari le camion, que nous espérons recroiser ailleurs que sur l’emplacement des vidanges.

Plages, mer, promenades en VTT, randonnées

Durée: 4 jours et 3 nuits
France: Hérault
Budget: 100 €
Km parcourus: 400

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • La connexion internet trop lente sur l’aire du moulin de l’Espagnac.
  • Le principe du remplissage de l’eau potable sur l’aire de Farinette

On a préféré

  • L’aire de Farinette est au bord de l’eau, les vagues bercent la nuit
  • Les balades soit à pied, soit à vélo, sur les plages ou dans les terres

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréable

%

Activités sur place

Souillac – Rocamadour

Souillac – Rocamadour

20 décembre 2020

Rocamadour faisait partie de notre première idée de séjour après la rentrée de septembre, puis un de ceux que nous avons virtuellement faits pendant le confinement.

Nous souhaitions tant visiter tous les sites alentours, nous promener, randonner, pédaler que nous avons décidé d’attendre d’avoir suffisamment de congés pour profter et prendre le temps de nous imprégner de ce Lot si beau et riche sur le papier!

Nous avons pris Poppy, nos vélos et sommes partis à vide.

Nous avions réservé un emplacement sur l’aire Camping-car Park de Souillac, à 15 kilomètres de Rocamadour.

Et c’est à partir de là que nous n’avons plus trop maîtrisé grand-chose.

Le Séjour

Souillac, pluie et plus de Poppy

Souillac devait n’être que notre étape pour le gîte et le couvert, elle aura été finalement plus que ça. Nous devions y arriver en milieu d’après-midi et filer à Rocamadour, et c’est en début de soirée, de nuit et après une ruine en autoroute, prise pour éviter de nous retrouver sur la route après le couvre-feu, que nous y sommes arrivés.

La pluie et le vent nous ont accueillis.

Souillac et son aire sont si tranquilles que lorsque nous avons quitté la couette, midi avait déjà sonné le lendemain.

Pendant que nous rangions et nous préparions pour aller à Rocamadour, nous avions laissé Poppy sortir, en laisse, la poignée attachée au siège passager, pour qu’elle poursuivre sa familiarisation avec l’extérieur.

Nous n’avions pas vu qu’encore trop craintive, elle a déroulé la laisse et s’est réfugiée dans le bloc moteur, et a décidé qu’elle s’y sentait en sécurité.

Il nous a fallu une bonne demi-heure, tous les deux sous le camion, sur la gravette humide, pour la déloger sans l’effrayer ni la déloger.

Il était 14 heures passées lorsque nous avons pris le volant pour Rocamadour. Nous avions dépassé l’heure butoir pour quitter l’aire, nous avons donc réservé une nuit supplémentaire.

Padirac, entre attraction et oppression

Sur le trajet, une grosse averse nous a dissuadés de continuer et nous avons fait une halte chez Jean-Guy Cazal, exploitant, de la ferme des Alpines, partenaire France-Passion. Nous avons fait le plein de son fromage de chèvre Rocamadour AOP et lui avons demandé ce que nous pouvions visiter alentour. Il nous a parlé du gouffre de Padirac, dont la visite n’était pas possible, mais que l’on pouvait voir. Nous avons parlé de tout, de rien, du monde agglutiné qu’il avait trouvé le matin-même au marché de Brive, qui l’avait désolé par tant d’inconscience, et nous sommes donc revenus sur nos pas, vers Padirac.

« Rapprochez-vous du centre de la terre », nous dit le site du gouffre de Padirac.

Le vertige et la fermeture du site pour cause de crise sanitaire ont réduit notre projet de visite à néant.

Nous avons vite quitté les lieux, trop oppressés par… le silence et l’absence de tout bipède alentour, excepté nous.

On a beau aimer le calme et la tranquillité, quand ils envahissent des lieux habituellement très fréquentés et aménagés, ça fait toujours un peu flipper d’avoir l’impression de débarquer le lendemain de la fin du monde en nous apercevant que nous sommes les deux seuls survivants.

Rocamadour, E 527 H et erreur du débutant

Nous avons donc remis notre visite de Rocamadour au surlendemain, et avons profté du crachin du soir pour nous balader dans Souillac, jolie petite ville tranquille.

Nous avions prévu une dernière soirée et nuit tranquilles, composées de bons petits plats, vins et fromages, sacre de reine de beauté et papouilles sous la couette en pilou-pilou dénichée chez SleepDown.

C’était sans compter le boîtier de commande de notre Truma Combi 4E qui nous affiche un code erreur E 527 H bien entendu INCONNU d’internet et de la notice, qui entraîne une panne de chauffage, le démontage du bouzin, le bidouillage de Zede, notre Miss favorite exclue des 12 et le froid qui tombe, indifférent à notre panne de chauffage.

« Demain matin, on se lève tôt et ON SE CASSE. On passera en flash à Rocamadour et on mettra le cap vers la mer. »

C’est le programme que nous avons respecté à la lettre le lendemain matin, après avoir quitté l’aire… sans nous débrancher de la borne électrique. La fameuse erreur du débutant, qui n’a occasionné aucun dégât ni d’un côté, ni de l’autre de la rallonge mais un joli fou rire.

Visites, patrimoine, Histoire, gastronomie, agriculture

Durée: 3 jours et 3 nuits
France: Lot
Budget: 200 €
Km parcourus: 700

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • La politique d’accueil des camping-caristes à Rocamadour, qui dissuade plus qu’elle n’incite à rester, et donc consommer: les parkings sont très chers et le stationnement de nuit est interdit.
  • Le tourisme réduit à néant en cette période de crise sanitaire, rendant tous les sites inaccessibles, puisque dépendant soit des visites guidées, soit des restaurants pour déguster les spécialités locales

On a préféré

  • Souillac, calme, propre et magnifique
  • Padirac, bien qu’oppressant en l’absence de visiteurs et d’exploitants du site, est impressionnant et fascinant
  • Rocamadour, même de passage, magnifique!
  • Tous ces petits couacs qui ont fait de ce séjour une pochette-surprise

 

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréable

%

Activités sur place

Vinça

Vinça

14 décembre 2020

Se poser sur l’aire de camping-car de Vinça? Non mais on n’y aurait jamais pensé, nous habitons juste à côté! C’est pourtant là que nous avons passé notre week-end, confinement et restrictions de sortie obligent! Et finalement, nous avons été non seulement dépaysés, mais également très agréablement surpris!

Le Séjour

camping car park Vnça

L’aire Camping Car Park

Nous y sommes arrivés à la nuit tombée, soit vers 17h (merci l’heure d’hiver qui doit ne plus exister chaque année!) et n’avons pas pu observer les lieux.

Mais d’emblée, le lieu semble propre et en état. Nous avons remarqué en arrivant un food-truck, ce qui peut lorsqu’on débarque comme nous comme un cheveu sur la soupe ou pour se reposer le temps d’une soirée et d’une nuit, se révéler très appréciable.

Nous nous sommes branchés à l’électricité et avons profité d’une soirée au calme, malgré la proximité de la voie rapide N116. Nous sommes en confinement, ce qui a limité le traffic, mais en pleine saison, notament en été, il se peut que les nuits soient un peu plus bruyantes.

C’est une très forte tramontane qui nous a bercés toute la nuit.

poppy

Le lac des Escoumes

C’est dans la matinée que nous avons été réveillés par un grand soleil à travers le lanterneau de la chambre que nous avions laissé à jour.

Le vent était tombé, le temps idéal pour une promenade autour du lac des Escoumes.

L’été, le plan d’eau dispose d’une plage surveillée et d’une base nautique avec diverses activités aqualudiques, et d’un service de restauration /buvette.

Hors-saison, la plage reste accessible.

Nous n’avons pas pu faire le tour du lac, dont l’accès est restreint aux usagers du camping, actuellement fermé.

Même Poppy, que nous avons prise avec nous, a apprécié. Surtout la présence des canards sur l’eau et des pigeons sur la plage.

L’environnement

Malgré la proximité de la voie rapide, aussitôt que l’on est sur l’aire du lac, on se sent isolé.

Le village de Vinça lèche les rives du lac, lequel est surplombé par un quartier résidentiel, avec terrains de sport et jolies villas.

Ici, c’est le calme qui surprend, perturbé par les canards qui caquettent dès que l’on descend sur les berges, et qui se disputent tout ce que les promeneurs leur jettent à manger (il est fortement déconseillé de donner du pain aux canards, même si ça plaît aux enfants!).

Nous avons croisé quelques pêcheurs à la carpe. La pratique est règlementée, en float-tube notamment, mais autorisée. Une pêche plus sportive et de nuit est également permise de l’autre côté de la N116, sur le barrage de Vinça.

Zette

Moitié de Zede et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes!), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

Balades, promenades à pied ou à vélo, pêche, baignades

Durée: 2 jours et 2 nuits

France: Pyrénées Orientales

Budget: 40 €

Km parcourus: 80

 

En plus ou moins bien

On a moins aimé

  • La proximité de la N116, qui doit être très fréquentée et bruyante en été
  • Les rives du lac inaccessible côté camping lorsqu’il est fermé

On a préféré

  • Les paysages autour du lac de Vinça à couper le souffle
  • L’aire Camping-Car Park très bien entretenue, calme et propre.

 

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages

%

Activités sur place