Ressources énergétiques

11 janvier 2022

L’hiver, c’est pour nous le temps de recharger nos batteries avant que le printemps nous fasse reprendre la route. Et en termes de batterie, s’il y a bien une variable à ne pas négliger en camping-car, c’est bien celle de l’autonomie en général, mais de l’énergie électrique en particulier. Les ressources doivent être l’équation parfaite entre ses besoins, son utilisation, le budget et l’idéologie.

Comment être à la fois suffisamment autonome sans se ruiner tout en respectant l’environnement?

Les besoins

C’est une des premières questions que nous devions nous poser. Pour y répondre, il suffit d’abord d’établir une liste des appareils consommant de l’électricité à bord de Zérard, en allant du quotidien à l’occasionnel.

  • la centrale électrique (EBL)
  • le réfrigérateur
  • la pompe à eau
  • les prises de courant
  • le téléviseur
  • les ordinateurs
  • le boiler
  • différents appareils ménagers ou de bricolage
  • chauffage
  • chauffage d’appoint

Nous ne sommes pas experts, nous avions donc besoin de consulter des professionnels du secteur, en dehors des stars du moment, tels que My Shop Solaire ou EcoFlow. Nous avons également la chance d’être voisins de Mickaël et Marie-Sophie, le duo de l’émission de télévision Van Mecanic.

Nous avions déjà une petite idée derrière la tête, mais leur avis nous a conforté dans notre choix.

Les ressources

L’électricité, depuis que la fée nous a permis de l’exploiter en 1800, nous en connaissons les bases et les principes simples.

En véhicule aménagé, le challenge est double: la générer et la stocker.

Pour la production, là encore, nous disposons de deux options: l’énergie solaire ou fossile.

Pour le stockage, une ou plusieurs batteries.

Zérard nous a été livré avec un panneau photvoltaïque de 120 Watts, une batterie standard pour le porteur, alimentant essentiellement le moteur, et deux batteries cellule AGM de 80 Ampères par heure chacunepour alimenter le camping-car.

Même si cet équipement est amplement suffisant lorsqu’on séjourne principalement dans les régions ensoleillées et en aire ou caming nous permettant de se raccorder au 220 volts, il peut parfois être juste si l’on décide de s’éloigner de la civilisation et de ne dépendre que de notre autonomie.

Nous avons opté pour l’ajout d’un panneau photovoltaïque et d’une batterie supplémentaires.

Le matériel

Nous avons dans un premier temps acheté un groupe électrogène, le YF2000i de Briggs & Stratton. Mais nous ne l’utilisons qu’en cas d’extrême urgence, en raison de la gêne olfactive et auditive qu’il génère, en dehors du fait de sa mauvaise réputation écologique.

Afin de pouvoir utiliser un générateur aussi bien à la maison qu’à bord de Zérard, et d’éviter de crever le plafond de notre budget, nous avons jeté notre dévolu sur une batterie portative de chez EcoFlow, la Delta Portable Power.

Elle couvrirait nos besoins, nous pourrions la charger à la maison avant de partir, et également la recharger à l’aide de deux panneaux photovoltaïques de 160 Watts chacun, eux aussi de la même maison, pliables et portables (leur sac de rangement leur sert de support extérieur), et donc orientables, pour leur permettre d’optimiser la production tout au long de la journée.

L’avenir

Nous ne sommes pas encore certains de garder Zérard lorsque nous quitterons toute attache immobilière.

C’est aussi ce qui a guidé nos choix vers le portatif, au-delà du respect de l’environnement.

Mais dans l’idéal, si notre budget (moins de 2500 euros) était élastique, nous aurions opté pour une transformation complète de l’installation d’origine, qui n’est pas adaptée à la vie 100% nomade et remplacé les batteries AGM par du lithium, un bon convetisseur, un chargeur DC/DC pour recharger en roulant, ainsi que le panneau existant par deux nouveaux, plus puissants.

Mais un jour après l’autre et pour le moment, nous allons rester sur ce projet.

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