Domaine de l’Églantière

Domaine de l’Églantière

15 septembre 2021

Cet été, pour nos vacances en France, nous avons choisi de retourner à nos premières amours: le naturisme. C’est dans les Hautes-Pyrénées, au domaine de l’Églantière, que nous avons posé Zérard.

millas

45 hectares de liberté

Partir en vacances, c’est chercher avant tout le repos, le dépaysement, et surtout, de casser le rythme et la routine du quotidien.

Cette année, comme pour la plupart d’entre vous, nous avons été particulièrement bouleversés dans nos journées.

Nous souhaitions pour une fois, le temps de ces 21 jours, nous retrouver loin de tous et de tout.

Le domaine de l’Églantière, dans les Hautes-Pyrénées, ne pouvait pas mieux tomber sur notre carte des périples.

C’est donc dans ce petit coin perdu mais pas tant d’une Occitanie et des Pyrénées que nous ne connaissaions pas que nous avons posé Zérard, par un samedi frais et pluvieux.

Il nous en fallait plus pour ne pas tomber sous le charme de cette nature, à peine retouchée par la main de l’homme.

Des emplacements spacieux et intimistes, délimités naturellement par la végétation endémique, composée de chênes, frênes, églantiers, châtaigniers, acacias, saules… 

La chance d’être arrosés et rafraîchis directement par le Gers, qui parcourt le domaine sur plus d’un kilomètre.

Le privilège de vivre à notre rythme et non plus à celui d’un camping classique.

C’est cette liberté totale de vivre nos journées qui nous a été permise dès notre arrivée.

Et cette liberté, nous avons réussi à en profiter et à l’exploiter, grâce à Isabelle, Xavier et toute l’équipe professionnelle, discrète et efficace du domaine de l’Églantière.

la têt

Nature et progrès

Toujours en apprentissage, les uns comme les autres, nous avons eu la joie de faire d’énormes progrès lors de ce séjour.

Les plus remarquables ont été ceux de Poppy, qui d’habitude, ne sort que très rarement de sa cage de transport lorsqu’elle fait partie de nos sorties.

Il ne lui a pas fallu plus de quarente-huit heures pour sortir la truffe, puis les pattes avant et enfin faire ses premiers pas en dehors de Zérard.

Nous avons eu ensuite toutes les peines du monde à la faire rentrer le soir à la tombée de la nuit pour qu’elle ne risque pas de se faire attaquer ou poursuivre par une bête sauvage de la forêt surplombant le domaine.

Du matin au soir, et en quelques jours, elle avait établi son périmètre en étoile, tout en gardant ses distances et courrant se réfugier à l’abri en cas de danger ou de passage trop fréquent d’humains.

Quant à nous, il nous a fallu un peu plus de temps pour nous adapter aux lieux, au climat et au rythme des vacances, mais nous avons réussi plus facilement que prévu à nous déconnecter de la vie trépidante, des téléphones, de la télé, du Covid…

Nous avons fractionné nos journées entre réveils matinaux, randonnées, balades à vélo, bronzette, baignades, moments de contemplation, lectures…

Nous avons enfin pu reprendre la main sur nos journées, notre quotidien, au rythme de nos envies et de nos besoins.

Nous avons enfin repris l’habitude de prendre le temps.

déchets ille sur têt

Naturisme et clichés

Il y a autant de clichés sur le camping que sur le naturisme.

Alors sur le camping naturiste…

Si le naturisme n’a pas bonne presse, que ce soit par son histoire méconnue, ses amalgames et la confusion avec le nudisme, le camping a aujourd’hui le vent en poupe, à condition de le dépoussiérer, mais pas trop.

Nous avons essuyé et essuyons encore quelques remarques et clichés sur nos vacances « à poil », mais comme un pet sur une toile cirée, ils nous glissent sur le cuir.

À chacune et chacun le loisir de s’informer et d’écouter tous les sons de cloche sur le naturisme, ses principes, dont le fondement est la liberté.

En ce qui concerne le domaine de l’Églantière, personne ne nous a regardé en biais parce que nous étions nus, et personne ne nous a toisé parce que nous étions habillés. Le naturisme, c’est aussi ça, la liberté et le respect de celles de tous.

Quant au camping, autant celui des années 50 à 70 n’est plus d’actualité, sauf pour les puristes adeptes du raw camoing, autant celui des années 2021 n’a rien à lui envier.

En ce qui concerne le domaine de l’Églantière, le cocktail est parfait: de nombreuses activités, sportives, culturelles ou spirituelles, seul, en couple ou en groupe sont à dispositions mais absolument pas imposées. Quant aux animateurs hurlant dans les haut-parleurs toutes les 5 minutes, ils ont été remplacés par une application aussi utile que silencieuse, Camping Qualité, que nous vous recommandons.

 

Sports, nature, baignade, naturisme

Durée: 3 semaines
France: Hautes-Pyrénées
Budget: 1000 euros
Km parcourus: 500

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • les caprices de la météo (indépendants de la volonté des hôtes!)
  • le manque de personnel dû à la crise sanitaire
  • le prix de certaines prestations

On a préféré

  • l’aspect sauvage du camping
  • la quiétude des lieux
  • l’application des activités et actualités du camping

Domaine de l’Églantière

  • 4 voie du Coustou, Aries Espenan
    65230 Castelnau Magnoac
  • 43.26577355517456, 0.5219649066223427
  • +33 (0)5 62 39 88 00
  • infos@leglantiere.com

Les activités et équipements:

  • Voir les activités et loisirs sur le site
  • Piscine, bibliothèque, restaurant, bar
  • Volley, badminton, tennis de table, pétanque
  • Tir à l’arc, Canoë, pêche, VTT…

Les services:

  • laverie
  • sanitaires
  • espace vaisselle
  • aire de service pour camping-car

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréables

%

Activités sur place

Tomber la chemise

Tomber la chemise

9 août 2021

Si vous vous souvenez de la fameuse chanson du groupe Zebda, il est question de faire sauter quelques barrières sociales, culturelles et autres handicaps que la société dépose sur nos chemins de vie.

Si vous vous souvenez, plus loin encore, de la fameuse reprise de Rika Zaraï, il est question, sur un ton plus léger, moins politique mais tout autant sérieux, de se retrouver mieux nu qu’habillé.

Nu, le mot est lâché. Nous sommes actuellement en vacances dans un camping naturiste. Et depuis notre arrivée, nous n’entendons qu’un empilement de clichés tous plus saugrenus que ridicules autour de ce mode de vie, qu’il soit quotidien ou occasionnel.

La porte ouverte à la débauche

Le plus courant des clichés est probablement l’association que l’on fait entre la nudité et la sexualité. Laquelle amène au fait que passer son temps nu, c’est également avoir et pratiquer une sexualité libérée, très active, ouvrant la voie à toutes les pratiques.

Peut-être est-ce dû à la réputation sulfureuse d’une ville du sud de la France, aussi connue pour ses échanges que ses villages naturistes, alors que les deux pratiques n’ont de commun que la situation géographique.

Peu importe, toujours est-il qu’on ne peut pas s’empêcher de penser qu’un naturiste est un gros dégueulasse insatiable qui saute sur tout ce qui bouge du lever au coucher du soleil.

En revanche, la nudité est un excellent moyen de rapprochement, une façon différente de vivre sa sexualité, d’aborder son corps et celui de l’autre, et surtout, de séparer l’état de l’acte. Après tout, on peut faire l’amour plus ou moins habillé.

Et pour aller plus loin dans le démontage de préjugés, l’ouvrage de Marc Bordigoni explique parfaitement que l’un n’a rien à voir avec l’autre.

Pudiques, s’abstenir

Là encore, il faut savoir tirer le bon grain de l’ivraie. La pudeur que l’on ressent envers son corps ou celui des autres n’appartient pas qu’aux non naturistes. On peut très bien avoir peur de mettre son corps à jour et se sentir très à l’aise lorsqu’on est nu.

La pudeur ne naît que lorsqu’on évoque la seule idée de se retrouver par exemple nu dans un grand magasin, cauchemar que l’on fait souvent, ou bien lorsqu’on se laisse surprendre à danser à poil dans son salon en ayant oublié de tirer les rideaux, offrant son et lumière aux voisins d’en face.

Mais lorsque tout le monde est nu, alors la gêne disparaît.

Mais la gêne se manifeste en sens inverse. Lorsque, au sein d’une structure naturiste qui laisse la liberté de chacun de dompter ses complexe, on se balade habillé, croiser des personnes nues peut générer de la gêne, un sentiment de déséquilibre.

Pour en finir avec cette fausse idée du naturiste comme impudique, cet article paru sur Neonmag explique pourquoi le naturisme peut être très pudique.

Tous à poil, tous pareils

L’on raconte également, dans un registre moins négatif, que lorsqu’on entretient des relations sociales entre personnes naturistes, toutes les barrières tombent.

Si effectivement, l’habit ne fait pas le moine, le naturiste ne fait pas l’égalité.

Cela s’explique déjà par les différences physiques entre les genres. Nul ne peut ignorer le genre de l’autre, soit parce qu’il va l’afficher, soit l’assumer, soit ne pas pouvoir le cacher une fois nu. Sans discrimination aucune, on ne peut pas éviter l’apparence physique des uns et des autres, qu’on le regarde droit dans les yeux ou que l’on ne puisse pas détacher ses yeux de son décolleté comprimé dans un push-up ou de son pubis épilé au-dessus d’un micro-pénis.

Ensuite, ne pas se fier aux apparences s’applique aussi lorsqu’on est nu. Contrairement à ce que l’on pense, petit, gros, grand, menu, obèse, noir, clair, blond, roux, imberbe, lourdement handicapé sont des caractéristiques physiques ou des pathologies qui ne disparaissent pas avec le fait d’être naturiste. Comme on est, on reste et juger une personne à son apparence physique est peut-être plus facile lorsqu’elle ne peut pas cacher ses différences ou ses complexes.

Enfin, concernant les relations sociales, si effectivement, l’habit ne fait pas le moine, il faut reconnaître que professionnellement, on ne croise que très rarement un prof en soutane ou un athlète en costard. Et la société ne fait que nous le répéter, lorsque de plus en plus d’enseignes ou d’entreprises proposent le port d’une tenue, d’un costume ou d’un signe d’appartenance textile. Quant aux modes vestimentaires, ou de genre, inutile de dire que si certains revendiquent leur genre ou leur sexualité, d’autres cherchent au contraire à se fondre dans la masse de peur des discriminations.

Mais lorsqu’on est nu, il paraît qu’il est impossible de distinguer le patron de l’ouvrier, le radicaliste du libéral, l’hétéro du bi. Là encore, il ne faut pas confondre naturisme avec neutralité ou invisibilité.

Si le naturiste ne peut pas montrer sur quel barreau de l’échelle sociale il s’est hissé, ou s’il préfère le sexe opposé, il est doué de parole et assez rapidement, dans la conversation, le message apparaît clairement. La gestuelle, la posture, le ton de la voix et surtout, les silences de celles et ceux qui écoutent ne laissent que peu de doute.

Il est des réflexes humains, génétiques, voire instinctifs que l’on ne peut retenir, à poil ou en tailleur.

Le naturisme, c’est la liberté totale

Voici enfin une vérité vraie. Mais pas tout à fait.

Le naturisme, c’est effectivement une forme de liberté.

Physique, lorsque la nudité libère des sous-vêtements qui scient la taille, compriment poitrine et testicules, des chaussures qui provoquent ampoules et autres yeux de perdrix.

Mentale, lorsque le fait d’être nu peut déclencher la paix avec soi, retrouver ses premières sensations d’enfance, lorsque, bébé, la nudité ne représentait pas une pudeur ni une connotation sexuelle.

Spirituelle, lorsqu’on pratique le naturisme comme un mode de vie, en se référant aux origines connues du mouvement, comme le prône La Fédération naturiste internationale, qui le définit comme « une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun qui a pour but de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres et celui de l’environnement ».

Mais surtout, la liberté de pratiquer son naturisme propre, comme on l’entend, selon ses règles, ses limites, tout en respectant celle des autres.

Mais celle-ci, ce liberté, elle s’applique à tous les mouvements démocratiques.

Nu ou habillé, la liberté des uns…

Camping Domaine de l’églantière:

Coordonnées:

Les tarifs et hébergements:

La vanlife, c’est aussi la slowlife

La vanlife, c’est aussi la slowlife

17 juillet 2021

Ces derniers temps, la crise sanitaire a fait émerger de nouvelles tendances, inspirées par nos aspirations.

Vivre autrement, autre chose, mieux, plus ou moins vite.

Dans notre apprentissage de la vanlife, pour une fois, ce week-end, et avant nos premières vraies vacances à bord de Zérard, nous testons la slowlife.

Au commencement

L’année dernière, à la même date, approximativement, nous commencions à dessiner les contours de notre projet un peu fou, mais réalisable: nous offrir une autre vie.

L’idée est partie tout simplement d’une phrase lâchée dans un soupir de désillusions:

 » Pffff, franchement, on n’a qu’à tout vendre, tout plaquer, s’acheter un camping-car et partir vivre sur les routes. »

Nous étions au sortir du premier confinement, nous sautions alors dans l’inconnu, tant l’avenir à ce moment-là et ce que nous vivons aujourd’hui nous apprendrons que nous ne savions quasiment rien de ce virus et des contraintes qu’il allait nous imposer.

Peu importe, il était urgent pour nous de ne pas réfléchir, ne pas trop étudier, compter. Nous avions besoin de prendre l’air.

Les rêves

Nous voulions nous détacher de tout, voire de tous.

Enfants, famille, amis, relations…

Aux grands maux, les grands remèdes. Nous parlions déjà d’agence immobilière, d’estimation, de vide-maison, de sites de petites annonces, de vente d’occasion.

Les enfants? Ils sont grands.

La famille? Discutable, mais la vie nous sépare quoi qu’il arrive, alors aujourd’hui ou demain…

Les amis? Ceux qu’on ne voit presque plus, ceux qui ont quitté notre chemin, ceux qui sont encore là, à portée de SMS, de like et de petits clins d’oeil.

Les relations? Par définition, on se les crée là où on est.

Mais ça, c’était l’après.

L’avant était le choix et l’achat.

La réalité

Lorsque nous sommes montés à bord de Zérard pour la première fois, tout émerveillés que nous étions de découvrir un univers plus compact, plus fonctionnel, se familiariser avec les termes, les manipulations, la maintenance, nous n’avons pas réalisé que « tout plaquer » ne se fait pas en un claquement de doigt, une discussion sur l’oreiller ou un soupir.

Nous ne nous sommes rien dit, trop fiers l’un et l’autre que nous étions pour nous avouer qu’ul allait falloir apprendre, apprivoiser, calculer, compter, dompter, rouler, s’arrêter, démarrer, chercher, trouver, se poser, dormir, manger, se laver, se vider, se recharger…

Eh oui, comme tout ce qui n’est pas inné, la vanlife, ça s’apprend, ça s’acquiert, ça s’appréhende.

Alors nous avons revu notre copie.

L’ordre des choses

C’est ainsi que nous avons appris notre première leçon de slowlife.

Ne pas mettre la charrue avant les boeufs, apprendre à connaître Zérard. Comprendre que nous ne sommes pas encore dans le bon véhicule, le bon timing pour vivre notre rêve.

Penser aux enfants, à la famille, aux amis, aux relations, et se dire que les uns et les autres ont besoin de nous savoir fixes, peu importent leurs raisons.

Garder encore la maison, plus on attend, plus on rembourse le prêt immobilier, plus on récupère de nos billes.

Prendre le temps.

C’est exactement ce que nous avons fait en nous posant pour ce week-end au Camping de La Tour-de-France, dans les Fenouillèdes, au bord de l’Agly.

Arriver pas trop tôt, s’installer tranquillement, et décider de s’offrir un dîner à La guinguette du camping.

Rentrer à la tomber de la nuit, à vélo, aller faire les cons dans les sanitaires.

Prendre le temps de se coucher, se parler, puis se taire, parce qu’il était tout simplement temps de s’aimer, un peu plus que d’habitude.

Laisser le soleil, le vent et les voisins se réveiller avant nous et nous tirer d’une bonne nuit de sommeil réparateur.

Ne pas plannifer la journée. La rivière, la piscine, les chemins, le temps. Rien ne va rester plus longtemps n ni ne disparaîtra si nous nous fions à notre propre rythme et plus celui de la montre.

La vanlife s’apprend.

La slowlife aussi.

Camping La-Tour-de-France***:

Coordonnées:

  • 43, Avenue du Général de Gaulle
    66720 LATOUR-DE-FRANCE
  • Tel : 04 68 29 16 10
  • Contact

Les tarifs:

Un week-end marathon

Un week-end marathon

7 juillet 2021

Lors de notre dernier séjour en Aveyron, le temps n’était pas à la fête, c’était l’hiver et malgré la beauté du paysage, nous avions alors décidé d’y revenir aux beaux jours.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait!

Mais nous ignorions que ce retour en Aveyron se ferait dans une boucle à travers l’Occitanie, des Pyrénées-Orientales en passant par l’Aude, l’Hérault, l’Aveyron, le Lot et le Tarn.

Nous avons fait ce petit tour comme on court un marathon: moins de 72 heures, plus de 600 kilomètres, et 2 spots.

Embarquez avec nous à bord de Zérard pour un road-trip occitan!

Le Séjour

lac de Pareloup

La soirée coup de tête: camping Le Brasilia, Canet-en-Roussillon

Nous savions que nous allions rouler dès le lendemain et le surlendemain sans quasiment nous poser.

Nous avions envie d’une soirée hors du temps, en amoureux, comme on les aime: sans rien prévoir à l’avance, comme dans nos jeunes années.

C’est au camping Le Brasilia, à Canet-en-Roussillon que nous avons posé les roues de Zérard.

Accueillis très chaleureusement, et compte-tenu de l’heure tardive de notre arrivée, nous avons pu lever le camp le lendemain soir sans supplément.

Les emplacements réservés aux camping-cars sont spacieux, ombragés, plats et équipés de l’électricité, de l’eau et du tout-à-l’égoût.

Une fois installés, après avoir visité les lieux et profité de la piscine, nous avons passé la soirée dehors, ENFIN.

Un verre, puis deux, une grillade, une salade, quelques fruits, les premiers grillons dans les pins et le calme des lieux encore à l’abri des touristes, il ne nous en a pas fallu plus pour passer une douce, très douce nuit.

Le lendemain, nous avons profité de l’espace aquatique: grands bassins de nage, espace balnéo, spa…

Après le déjeuner, premières brasses coulées dans la Méditerranée, à deux pas de Zérard.

Plage, piscine, soleil, calme, mission accomplie pour ce mini-séjour!

pêche pareloup

En voiture Simone, je conduis, tu klaxonnes: l’Occitanie de bas en haut

Après une soirée et une nuit à Narbonne, nous avons récupéré au petit matin fils aîné et dulcinée pour leur premier voyage à bord de Zérard.

Nous avons roulé sans nous arrêter jusqu’à Gabriac, dans l’Aveyron, en ayant laissé derrière nous l’Aude, l’Hérault, et traversé le Parc Naturel Régional des Grands Causses.

C’est là que nous avons décidé de faire notre pause déjeuner, sur un parking, à l’abri d’une tonnelle de vigne vierge bien agréable et rafraîchissante.

Et nous avons bien fait, cette petite halte gourmande nous a permis d’être les invités de dernière minute d’un très joli mariage civil.

Quelques klaxons et félicitations plus tard, nous étions repartis vers notre bivouac du soir, en passant par Rodez pour le ravito, et la coulée de lave de Roquelaure pour le tourisme.

Saint-Côme d'Olt

À la fraîche: le camping Bellerive, Saint-Côme d’Olt

Au hasard, sur la carte, nous avions le choix des campings et autres hébergements de plein-air sur le secteur.

Nous avons été conseillé par un autochtone qui nous a chaudement recommandé le camping Bellerive, à Saint-Côme d’Olt.

En dehors du charme pittoresque du village, de l’écrin de verdure dans lequel se situe le camping, bordé par le Lot, et du calme reposant ambiant, nous garderons un souvenir précieux de cette soirée et nuit passées ici.

À commencer par le propriétaire des lieux, aussi sympathique que professionel, qui nous apprend qu’il connaît très bien les Pyrénées-Orientales pour y avoir habité.

À suivre par cette cliente derrière nous, qui, en entendant notre code postal, nous interpelle dans un splendide accent chti que sa belle-mère est une de nos voisines.

La trempette dans l’eau très fraîche, voire glacée du Lot nous a donné l’occasion de nous faire un copain, en l’espèce du fils du propriétaire, fin pêcheur et gai bavard, du haut de ses « 9 ans ET DEMI! ».

La soirée riche en émotions passée en famille, avec notre grand que nous ne voyons pas souvent, qui franchit un nouveau cap dans sa vie d’adulte et nous rend fier, comme tous les parents peuvent l’être de leur progéniture.

Le bonheur se niche parfois dans de petites choses, celles-ci nous sont précieuses.

Mer, montagne, campings

Durée: 3 jours et 2 nuits
France: Pyrénées-Orientales, Aude, Aveyron
Budget: 350 euros
Km parcourus: 612

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • la montée soudaine et imprévisible du Lot
  • l’accès au camping Bellerive
  • le manque de temps pour apprécier le séjour

On a préféré

  • l’espace balnéo du camping Le Brasilia
  • le charme du camping Bellerive
  • notre premier road-trip!

Camping Le Brasilia*****:

Coordonnées:

  • 2, avenue des Anneaux du Roussillon – 66140 Canet en Roussillon
  • Tel : +33 (0)4 68 80 23 82
  • E-Mail : info@lebrasilia.fr

Les tarifs:

Caming Belle Rive**:

Coordonnées:

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréable

%

Activités sur place

Camping La Tamarissière

Camping La Tamarissière

1 juin 2021

Le Séjour

millas

L’emplacement: la course d’orientation

Au sein d’une pinède, rien ne ressemble plus à un pin qu’un autre pin. Les souvenirs de Zede, un peu lointains, saupoudrés de mon sens de l’orientation légendaire ont eu raison de notre enthousiame.

De guerre lasse de trouver le bon emplacement, nous avons calé Zérard dans une zone qui nous paraissait la plus proche de celle qu’on nous avait fléchée à l’accueil.

Ce n’est que le lendemain que nous avons découvert que les emplacements numérotés étaient bel et bien balisés. Au sol, sous les aiguilles de pin. Par chance, nous étions au bon endroit.

C’est tout le charme des campings municipaux qui n’ont pas encore été formatés par une de ces nombreuses chaînes de loisirs de plein air. Les emplacements ne sont délimités que par des bornes, des balises ou des compteurs électriques dont les numéros ont été éclipsés par les affres du temps.

Pour le reste, tu t’arranges avec ton voisin.

Si la Tama propose une partie de ses locations en cottages ou tentes, la plupart de ses emplacements sont nus et ce n’est qu’une fois la pleine saison arrivée que l’on comprend les chemins, les allées et les repères.

La Tama, c’est brut de décoffrage, c’est comme ça qu’on l’aime. Il ne faut donc pas hésiter à prendre le temps et déambuler pour se fabriquer une carte mentale des lieux.

la têt

Derrière la dune, la plage

Un camping sur la côte méditerranéenne sans un accès direct à la plage n’est pas un vrai camping.

La Tama ne déroge pas à la règle et met à disposition de ses hôtes plusieurs portails plus ou moins sécurisés qui donnent directement sur une des nombreuses et encore préservées dunes.

Et derrière? La plage. Celle de la Tamarissière est une des plus sauvages et des plus vastes, s’étirant du Grau d’Agde à Vias, et divisée en plusieurs anses.

Plutôt étroite, ses immenses bancs de sable prennent le large, ce qui la rend attractive pour les familles avec petits baigneurs qui peuvent barboter loin, aussi loin que les yeux et les jambes de leurs parents peuvent les surveiller.

Ses petites dunes rondes, semées des fameux tamaris, plantés à la fin du XVIIIe siècle afin de lutter contre l’ensablement de l’embouchure de l’Hérault sont autant de terrain de jeux favoris des petits, comme des grands…

Il est donc fortement conseillé de se manifester lorsqu’on arpente les dunes.

déchets ille sur têt

La Tama, tu l’aimes ou tu la quittes!

Nous n’avons pas choisi la date de notre séjour par hasard.

Venir à La Tama au printemps ou à l’automne est idéal pour les adeptes du climat déjà clément de mai et de l’été indien qui donne à septembre des airs d’heures supplémentaires d’été.

Venir à La Tama hors-saison, c’est profiter de tous les avantages d’un camping en bord de mer dans une station balnéaire sans les inconvénients d’un camping en bord de mer dans une station balnéaire.

Si tous les commerces saisonniers étaient déjà ouverts, si quelques campeurs étaient déjà présents et si l’historique Bunker 638, ancien hôpital de campagne pendant la seconde guerre mondiale accueillait déjà ses premiers visiteurs, La Tama vit au rythme lent d’un petit village portuaire avant et après la saison touristique.

Et c’est pour éviter la cacophonie des enceintes des bars et restaurants le long du canal de l’Hérault, les hurlements des patrons de manège du parc d’attraction, la jeunesse qui profite de sa liberté et de la promiscuité des emplacements que nous avons préféré venir passer quelques jours à bord de Zérard au mois de mai.

C’est aussi ça le camping, mais c’est ce que nous préférons et avons la chance de pouvoir éviter.

Lacs, étangs, pêche, balades

Durée: 3 jours et 2 nuits
France: Hérault
Budget: 45 euros
Km parcourus: 300

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • l’absence de balisage clair des emplacements
  • le manque d’intimité des emplacements
  • la sécurité relative de l’enceinte du camping

On a préféré

  • l’aspect sauvage du camping
  • la pinède et ses habitants
  • la proximité la plage

Camping La Tama

  • 4 rue du, Rue Commandant Malet, 34300 Agde
  • 43.28809975233173, 3.4411409999148446
  • +33 4 67 94 79 46

Les activités:

  • pétanque
  • pique-nique
  • baignade
  • balade
  • pêche à la ligne

Les services:

  • laverie
  • sanitaires
  • espace vaisselle
  • aire de service pour camping-car

%

Propreté des lieux

%

Commerces à proximité

%

Paysages agréables

%

Activités sur place