La vanlife, c’est aussi la slowlife

La vanlife, c’est aussi la slowlife

17 juillet 2021

Ces derniers temps, la crise sanitaire a fait émerger de nouvelles tendances, inspirées par nos aspirations.

Vivre autrement, autre chose, mieux, plus ou moins vite.

Dans notre apprentissage de la vanlife, pour une fois, ce week-end, et avant nos premières vraies vacances à bord de Zérard, nous testons la slowlife.

Au commencement

L’année dernière, à la même date, approximativement, nous commencions à dessiner les contours de notre projet un peu fou, mais réalisable: nous offrir une autre vie.

L’idée est partie tout simplement d’une phrase lâchée dans un soupir de désillusions:

 » Pffff, franchement, on n’a qu’à tout vendre, tout plaquer, s’acheter un camping-car et partir vivre sur les routes. »

Nous étions au sortir du premier confinement, nous sautions alors dans l’inconnu, tant l’avenir à ce moment-là et ce que nous vivons aujourd’hui nous apprendrons que nous ne savions quasiment rien de ce virus et des contraintes qu’il allait nous imposer.

Peu importe, il était urgent pour nous de ne pas réfléchir, ne pas trop étudier, compter. Nous avions besoin de prendre l’air.

Les rêves

Nous voulions nous détacher de tout, voire de tous.

Enfants, famille, amis, relations…

Aux grands maux, les grands remèdes. Nous parlions déjà d’agence immobilière, d’estimation, de vide-maison, de sites de petites annonces, de vente d’occasion.

Les enfants? Ils sont grands.

La famille? Discutable, mais la vie nous sépare quoi qu’il arrive, alors aujourd’hui ou demain…

Les amis? Ceux qu’on ne voit presque plus, ceux qui ont quitté notre chemin, ceux qui sont encore là, à portée de SMS, de like et de petits clins d’oeil.

Les relations? Par définition, on se les crée là où on est.

Mais ça, c’était l’après.

L’avant était le choix et l’achat.

La réalité

Lorsque nous sommes montés à bord de Zérard pour la première fois, tout émerveillés que nous étions de découvrir un univers plus compact, plus fonctionnel, se familiariser avec les termes, les manipulations, la maintenance, nous n’avons pas réalisé que « tout plaquer » ne se fait pas en un claquement de doigt, une discussion sur l’oreiller ou un soupir.

Nous ne nous sommes rien dit, trop fiers l’un et l’autre que nous étions pour nous avouer qu’ul allait falloir apprendre, apprivoiser, calculer, compter, dompter, rouler, s’arrêter, démarrer, chercher, trouver, se poser, dormir, manger, se laver, se vider, se recharger…

Eh oui, comme tout ce qui n’est pas inné, la vanlife, ça s’apprend, ça s’acquiert, ça s’appréhende.

Alors nous avons revu notre copie.

L’ordre des choses

C’est ainsi que nous avons appris notre première leçon de slowlife.

Ne pas mettre la charrue avant les boeufs, apprendre à connaître Zérard. Comprendre que nous ne sommes pas encore dans le bon véhicule, le bon timing pour vivre notre rêve.

Penser aux enfants, à la famille, aux amis, aux relations, et se dire que les uns et les autres ont besoin de nous savoir fixes, peu importent leurs raisons.

Garder encore la maison, plus on attend, plus on rembourse le prêt immobilier, plus on récupère de nos billes.

Prendre le temps.

C’est exactement ce que nous avons fait en nous posant pour ce week-end au Camping de La Tour-de-France, dans les Fenouillèdes, au bord de l’Agly.

Arriver pas trop tôt, s’installer tranquillement, et décider de s’offrir un dîner à La guinguette du camping.

Rentrer à la tomber de la nuit, à vélo, aller faire les cons dans les sanitaires.

Prendre le temps de se coucher, se parler, puis se taire, parce qu’il était tout simplement temps de s’aimer, un peu plus que d’habitude.

Laisser le soleil, le vent et les voisins se réveiller avant nous et nous tirer d’une bonne nuit de sommeil réparateur.

Ne pas plannifer la journée. La rivière, la piscine, les chemins, le temps. Rien ne va rester plus longtemps n ni ne disparaîtra si nous nous fions à notre propre rythme et plus celui de la montre.

La vanlife s’apprend.

La slowlife aussi.

Camping La-Tour-de-France***:

Coordonnées:

  • 43, Avenue du Général de Gaulle
    66720 LATOUR-DE-FRANCE
  • Tel : 04 68 29 16 10
  • Contact

Les tarifs:

Un week-end marathon

Un week-end marathon

7 juillet 2021

Lors de notre dernier séjour en Aveyron, le temps n’était pas à la fête, c’était l’hiver et malgré la beauté du paysage, nous avions alors décidé d’y revenir aux beaux jours.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait!

Mais nous ignorions que ce retour en Aveyron se ferait dans une boucle à travers l’Occitanie, des Pyrénées-Orientales en passant par l’Aude, l’Hérault, l’Aveyron, le Lot et le Tarn.

Nous avons fait ce petit tour comme on court un marathon: moins de 72 heures, plus de 600 kilomètres, et 2 spots.

Embarquez avec nous à bord de Zérard pour un road-trip occitan!

Le Séjour

lac de Pareloup

La soirée coup de tête: camping Le Brasilia, Canet-en-Roussillon

Nous savions que nous allions rouler dès le lendemain et le surlendemain sans quasiment nous poser.

Nous avions envie d’une soirée hors du temps, en amoureux, comme on les aime: sans rien prévoir à l’avance, comme dans nos jeunes années.

C’est au camping Le Brasilia, à Canet-en-Roussillon que nous avons posé les roues de Zérard.

Accueillis très chaleureusement, et compte-tenu de l’heure tardive de notre arrivée, nous avons pu lever le camp le lendemain soir sans supplément.

Les emplacements réservés aux camping-cars sont spacieux, ombragés, plats et équipés de l’électricité, de l’eau et du tout-à-l’égoût.

Une fois installés, après avoir visité les lieux et profité de la piscine, nous avons passé la soirée dehors, ENFIN.

Un verre, puis deux, une grillade, une salade, quelques fruits, les premiers grillons dans les pins et le calme des lieux encore à l’abri des touristes, il ne nous en a pas fallu plus pour passer une douce, très douce nuit.

Le lendemain, nous avons profité de l’espace aquatique: grands bassins de nage, espace balnéo, spa…

Après le déjeuner, premières brasses coulées dans la Méditerranée, à deux pas de Zérard.

Plage, piscine, soleil, calme, mission accomplie pour ce mini-séjour!

pêche pareloup

En voiture Simone, je conduis, tu klaxonnes: l’Occitanie de bas en haut

Après une soirée et une nuit à Narbonne, nous avons récupéré au petit matin fils aîné et dulcinée pour leur premier voyage à bord de Zérard.

Nous avons roulé sans nous arrêter jusqu’à Gabriac, dans l’Aveyron, en ayant laissé derrière nous l’Aude, l’Hérault, et traversé le Parc Naturel Régional des Grands Causses.

C’est là que nous avons décidé de faire notre pause déjeuner, sur un parking, à l’abri d’une tonnelle de vigne vierge bien agréable et rafraîchissante.

Et nous avons bien fait, cette petite halte gourmande nous a permis d’être les invités de dernière minute d’un très joli mariage civil.

Quelques klaxons et félicitations plus tard, nous étions repartis vers notre bivouac du soir, en passant par Rodez pour le ravito, et la coulée de lave de Roquelaure pour le tourisme.

Saint-Côme d'Olt

À la fraîche: le camping Bellerive, Saint-Côme d’Olt

Au hasard, sur la carte, nous avions le choix des campings et autres hébergements de plein-air sur le secteur.

Nous avons été conseillé par un autochtone qui nous a chaudement recommandé le camping Bellerive, à Saint-Côme d’Olt.

En dehors du charme pittoresque du village, de l’écrin de verdure dans lequel se situe le camping, bordé par le Lot, et du calme reposant ambiant, nous garderons un souvenir précieux de cette soirée et nuit passées ici.

À commencer par le propriétaire des lieux, aussi sympathique que professionel, qui nous apprend qu’il connaît très bien les Pyrénées-Orientales pour y avoir habité.

À suivre par cette cliente derrière nous, qui, en entendant notre code postal, nous interpelle dans un splendide accent chti que sa belle-mère est une de nos voisines.

La trempette dans l’eau très fraîche, voire glacée du Lot nous a donné l’occasion de nous faire un copain, en l’espèce du fils du propriétaire, fin pêcheur et gai bavard, du haut de ses « 9 ans ET DEMI! ».

La soirée riche en émotions passée en famille, avec notre grand que nous ne voyons pas souvent, qui franchit un nouveau cap dans sa vie d’adulte et nous rend fier, comme tous les parents peuvent l’être de leur progéniture.

Le bonheur se niche parfois dans de petites choses, celles-ci nous sont précieuses.

Mer, montagne, campings

Durée: 3 jours et 2 nuits
France: Pyrénées-Orientales, Aude, Aveyron
Budget: 350 euros
Km parcourus: 612

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • la montée soudaine et imprévisible du Lot
  • l’accès au camping Bellerive
  • le manque de temps pour apprécier le séjour

On a préféré

  • l’espace balnéo du camping Le Brasilia
  • le charme du camping Bellerive
  • notre premier road-trip!

Camping Le Brasilia*****:

Coordonnées:

  • 2, avenue des Anneaux du Roussillon – 66140 Canet en Roussillon
  • Tel : +33 (0)4 68 80 23 82
  • E-Mail : info@lebrasilia.fr

Les tarifs:

Caming Belle Rive**:

Coordonnées:

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Propreté des lieux

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Commerces à proximité

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Paysages agréable

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Activités sur place

Camping La Tamarissière

Camping La Tamarissière

1 juin 2021

Le Séjour

millas

L’emplacement: la course d’orientation

Au sein d’une pinède, rien ne ressemble plus à un pin qu’un autre pin. Les souvenirs de Zede, un peu lointains, saupoudrés de mon sens de l’orientation légendaire ont eu raison de notre enthousiame.

De guerre lasse de trouver le bon emplacement, nous avons calé Zérard dans une zone qui nous paraissait la plus proche de celle qu’on nous avait fléchée à l’accueil.

Ce n’est que le lendemain que nous avons découvert que les emplacements numérotés étaient bel et bien balisés. Au sol, sous les aiguilles de pin. Par chance, nous étions au bon endroit.

C’est tout le charme des campings municipaux qui n’ont pas encore été formatés par une de ces nombreuses chaînes de loisirs de plein air. Les emplacements ne sont délimités que par des bornes, des balises ou des compteurs électriques dont les numéros ont été éclipsés par les affres du temps.

Pour le reste, tu t’arranges avec ton voisin.

Si la Tama propose une partie de ses locations en cottages ou tentes, la plupart de ses emplacements sont nus et ce n’est qu’une fois la pleine saison arrivée que l’on comprend les chemins, les allées et les repères.

La Tama, c’est brut de décoffrage, c’est comme ça qu’on l’aime. Il ne faut donc pas hésiter à prendre le temps et déambuler pour se fabriquer une carte mentale des lieux.

la têt

Derrière la dune, la plage

Un camping sur la côte méditerranéenne sans un accès direct à la plage n’est pas un vrai camping.

La Tama ne déroge pas à la règle et met à disposition de ses hôtes plusieurs portails plus ou moins sécurisés qui donnent directement sur une des nombreuses et encore préservées dunes.

Et derrière? La plage. Celle de la Tamarissière est une des plus sauvages et des plus vastes, s’étirant du Grau d’Agde à Vias, et divisée en plusieurs anses.

Plutôt étroite, ses immenses bancs de sable prennent le large, ce qui la rend attractive pour les familles avec petits baigneurs qui peuvent barboter loin, aussi loin que les yeux et les jambes de leurs parents peuvent les surveiller.

Ses petites dunes rondes, semées des fameux tamaris, plantés à la fin du XVIIIe siècle afin de lutter contre l’ensablement de l’embouchure de l’Hérault sont autant de terrain de jeux favoris des petits, comme des grands…

Il est donc fortement conseillé de se manifester lorsqu’on arpente les dunes.

déchets ille sur têt

La Tama, tu l’aimes ou tu la quittes!

Nous n’avons pas choisi la date de notre séjour par hasard.

Venir à La Tama au printemps ou à l’automne est idéal pour les adeptes du climat déjà clément de mai et de l’été indien qui donne à septembre des airs d’heures supplémentaires d’été.

Venir à La Tama hors-saison, c’est profiter de tous les avantages d’un camping en bord de mer dans une station balnéaire sans les inconvénients d’un camping en bord de mer dans une station balnéaire.

Si tous les commerces saisonniers étaient déjà ouverts, si quelques campeurs étaient déjà présents et si l’historique Bunker 638, ancien hôpital de campagne pendant la seconde guerre mondiale accueillait déjà ses premiers visiteurs, La Tama vit au rythme lent d’un petit village portuaire avant et après la saison touristique.

Et c’est pour éviter la cacophonie des enceintes des bars et restaurants le long du canal de l’Hérault, les hurlements des patrons de manège du parc d’attraction, la jeunesse qui profite de sa liberté et de la promiscuité des emplacements que nous avons préféré venir passer quelques jours à bord de Zérard au mois de mai.

C’est aussi ça le camping, mais c’est ce que nous préférons et avons la chance de pouvoir éviter.

Lacs, étangs, pêche, balades

Durée: 3 jours et 2 nuits
France: Hérault
Budget: 45 euros
Km parcourus: 300

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • l’absence de balisage clair des emplacements
  • le manque d’intimité des emplacements
  • la sécurité relative de l’enceinte du camping

On a préféré

  • l’aspect sauvage du camping
  • la pinède et ses habitants
  • la proximité la plage

Camping La Tama

  • 4 rue du, Rue Commandant Malet, 34300 Agde
  • 43.28809975233173, 3.4411409999148446
  • +33 4 67 94 79 46

Les activités:

  • pétanque
  • pique-nique
  • baignade
  • balade
  • pêche à la ligne

Les services:

  • laverie
  • sanitaires
  • espace vaisselle
  • aire de service pour camping-car

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Propreté des lieux

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Commerces à proximité

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Paysages agréables

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Activités sur place

Aux portes de la vallée de la Têt

Aux portes de la vallée de la Têt

17 avril 2021

La vallée de la Têt, le fleuve le plus long des Pyrénées-Orientales, regorge de trésors, dont lacs, étangs et plans d’eau poissonneux.

Nous habitons dans les 10 kilomètres que les mesures sanitaires en cours nous autorisent à parcourir, et bénéficions, grâce à nos cartes de pêche, d’un élargissement de liberté de rouler de 20 kilomètres supplémentaires.

Nous en avons profité pour effectuer un nouveau repérage et sommes allés nous balader sur les plans d’eau du Soler, Millas et Ille-sur-Têt.

Le Séjour

millas

Pêche en Têt: règles en tête

En eau douce ou salée, du bord de mer ou des berges d’un étang, pêcher est autorisé, dans la limite et le respect de règles élémentaires, mais également fédérales.

Depuis que nous pratiquons ce sport de plein air, la pêche de loisir, nous avons appris que planter sa ligne le long d’un fleuve, d’un ruisseau ou dans un plan d’eau aménagé ou sauvage nécessite:

  • la détention d’une carte de pêche, que l’on peut se procurer sur Internet, mais également en magasins spécialisés. Selon les options que vous choisissez, vous aurez accès à différents parcours et zones de pêche;
  • le respect des règles de prélèvement des sites de pêche. Sur les plans d’eau de Millas, du Soler et d’Ille, des panneaux informatifs de la fédération nous indiquent les espèces à relâcher, la maille minimale, les dates de déversement, ou encore les techniques et périodes autorisées;
  • le civisme, en toutes circonstances, dont celles de la pratique de la pêche: le respect des milieux aquatiques et le patrimoine piscicole. Ainsi, la collecte des déchets personnels, de notre pratique, la propreté des lieux aménagés pour tous les publics, sont de mise.
la têt

La beauté de la Têt

Classée pays d’art et d’histoire, la vallée de la Têt est traversée par le plus long fleuve du département, lequel prend sa source à plus de 2000 mètres d’altitudes, traverse les Pyrénées-Orientales jusqu’à Canet-en-Roussillon, où il s’abadonne dans la Méditerranée.

Autant dire que des territoires, des micro-climats, des roches, des terres et des hommes, la Têt en voit et donne de toutes les couleurs.

Et c’est peut-être ce qui caractérise le plus ce cours d’eau aux quarante-tois affluents. Tantôt noires quand son lit est profond, en altitude, bleues sombre lorsque la Tramontane les secouent, ou encore turquoises à l’approche de la mer, les eaux de la Têt ne sont ni tranquilles, ni dormeuses, ni transparentes. Elles sont orageuses, tourmentées et cristallines.

D’Angoustrine à Canet, des Bouillouses à Vinça, de Saint-Féliu au Soler, en passant par le street-fishing à Perpignan la Catalane, fario, brochets, carpes, ou sandres feront parcourir ce pays à travers la Têt.

déchets ille sur têt

La vallée des déchets

Visiter un territoire, repérer un futur spot, se balader sur un site recommandé, c’est aussi observer ce que toute la beauté et richesse alentour ne peuvent hélas masquer: la pollution, les incivilités et l’incivisme.

Un petit tour sur le lac du Soler par un samedi après-midi ensoleillé suffit pour se rendre compte du manque évident de savoir-vivre ensemble: pique-nique rassemblant bien au-delà des 6 personnes autorisées, port du masque visiblement oublié, poubelles renversés, il ne nous a pas fallu plus d’un tour pour fuir les lieux, aujourd’hui heureusement sécurisés et pratiquables en toute sécurité grâce à la création et l’intervention de « brigades-Covid« .

Quelques heures au bord du plan d’eau de Millas, d’un abord paisible et familial, malgré la proximité de la  voie rapide RN116 nous auront fait comprendre que si la nuit, les véhicules se font rares et ne perturberaient pas notre sommeil à bord de Zéard, en journée, ça n’est pas la même quand kéké des lacs et maîtres de chiens fous investissent les lieux, rendant la voie verte partagée et les rives dangereuses et bruyantes.

Quant à l’aire de pique-nique et de repos d’Ille-sur-Têt, que nous avions pensée méditative, nous avons rayé ce site de nos futurs spots quand, en moins d’une heure, nous avons croisé des véhicules aménagés qui s’étaient approprié les lieux et une des rives du fleuve, marché à travers des excréments et déchets, et manqué de pêcher une canette et une bouteille de vin.

Lacs, étangs, pêche, balades

Durée: 2 jours et 1 nuits
France: Pyrénées-Orientales
Budget: 15 euros
Km parcourus: 40

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • la pollution de l’aire d’Ille-sur-Têt
  • les ventouses des rives de la Têt
  • les fumeurs de drogues adeptes de décibels

On a préféré

  • la beauté des rives de la Têt
  • la richesse du fleuve
  • la proximité de ces sites de pêche

Lac du Moulin:

  • Route de Pézilla, 66270 Le Soler
  • 42.683108372156696, 2.7882067916850306
  • 04 68 92 10 12

Les activités:

  • pétanque
  • pique-nique
  • accro-branche
  • restauration
  • balade
  • pêche à la ligne

Plan d’eau de Millas:

  • 42.6976428 – 2.68817573
  • 04 68 66 88 38
  • accès et rampes pour handicapés et personnes à mobilité réduite
  • parkings

Les activités:

  • pêche à la ligne
  • pique-nique
  • vélo

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Propreté des lieux

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Commerces à proximité

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Paysages agréables

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Activités sur place

Le lac de Pareloup

Le lac de Pareloup

16 mars 2021

Le dernier confinement nous avait permis de faire le point sur nos attentes et pouvoir planifier nos futures sorties en camping-car. L’une d’entre elles visait l’Aveyron et plus particulièrement les lacs du Lévézou dont celui de Pareloup.

Réputé pour ses spots de pêche, ce lac nous a réservé quelques petites surprises, plus ou moins bonnes, qui nous font apprendre encore et encore.

Nous avons fait un coucou plutôt rapide à l’Aveyron, fait connaissance du Lévézou, son « massif central » et n’hésiterons pas à revenir profiter de ces autres trésors.

Le Séjour

lac de Pareloup

Le Lévézou: la montagne, ça vous gagne!

Nous avions tellement envie d’évasion, de lointain et de paysages nouveaux que nous avons profité d’avoir plus de 36 heures devant nous pour enfin cocher la case prévue à notre agenda des sorties: le lac de Pareloup, l’un des plans d’eau du Lévézou, dans l’Aveyron.

Au départ de chez nous, plus de 4 heures de route et 300 kilomètres nous attendaient.

Et quels kilomètres! Nous avons traversé l’Aude et l’Hérault que nous commençons à connaître par cœur, notamment la traversée de Béziers, tout aussi compliquée que très peu accueillante, et sommes montés par Bédarieux, pour profiter du cadre exceptionnel qu’offre le parc naturel du haut Languedoc, puis celui des Grandes-Causses, longeant le Tarn et finir enfin dans l’Aveyron.

Nous avons senti petit à petit au fil de la végétation et de la topographie que coupent les routes, que nous changions à la fois de climat et de météo.

À la douceur humide du littoral jusqu’à Narbonne, nous avons senti l’air sec des terres languedociennes se rafraichir au fur et à mesure que Zérard attaquait les côtes.

C’est au col de Poulzinières que nous avons compris la nouvelle leçon: mieux consulter les cartes et surtout: la météo.

Lorsque nous sommes enfin arrivés sur l’aire de Salles-Curan, sur les rives du lac de Pareloup, à 17 h 30, le thermomètre affichait 7 petits degrés, malgré le soleil encore bien présent et le temps calme.

Pour admirer le coucher du soleil et profiter des dernières lueurs du jour se refléter sur les eaux, nous avons enfilé des peaux supplémentaires.

Comme le dit le dicton:

« Quand les oignons ont trois pelures; Grande froidure«

Bievenue en lac d’altitude, les températures durant notre séjour n’ont pas dépassé les 10 degrés au zénith.

Mais quel bonheur pour la tête et le corps!

D’autant que si nous n’avons pas anticipé le froid, nous savions que le soleil et la douceur relative seraient du séjour et nous avons passé un après-midi de pêche au calme, au bord du lac, à 2 pas de Zérard, à tremper nos boulettes de pain et bavarder avec les promeneurs locaux.

La fin de l’hiver nous a aussi offert un Aveyron verdoyant et bourgeonnant, alors que sur la route du retour que nous avons voulue différente, nous nous sommes égarés sur des chemins habituellement empruntés par les éleveurs et agriculteurs du Lévézou, dont les bêtes et cultures entretiennent un paysage net, propre, où bêtes commencent à profiter de jeunes pousses grasses et nature se réveille lentement.

Si nous devons revenir en Aveyron, nous choisirons le printemps, entre tranquillité touristique, douceur climatique et nature prolifique.

Nous ne pensions pas aimer autant la montagne, nous qui sommes nés et vivons au niveau de la mer.

 

 

pêche pareloup

Au lac, la pêche aux surprises, plus ou moins bonnes

Nous l’avions prévu, nous l’avons fait. Mais si nous devions le refaire, voici ce que nous aurions changé à notre séjour:

  • bien que la pratique soit fortement déconseillée par les communautés de camping-caristes, nous aurions dû partir réservoir d’eau et cassette de toilettes rempli et chargée. Hors-saison, le réseau d’eau potable disponible sur chaque emplacement de l’aire est coupé. Nous avons donc dû nous déplacer régulièrement pour nous brancher sur le seul robinet en eau de l’aire: celui de la vidange situé dans le bloc sanitaires. Prévoyez donc, si vous comptez séjourner sur l’aire entre octobre et mai, d’arriver à plein, quitte à consommer davantage de carburant;
  • nous avions pris avec nous Poppy, pour poursuivre son apprentissage de vanliefeuse. Pour cette fois, elle nous a fait don de ses besoins dans sa cage de transport, pendant le voyage. Un petit arrêt prolongé sur le parking d’un supermarché pour laver et sécher son coussin et tenter de faire une toilette rapide de ses poils longs: nous lui avons évité de justesse une coupe courte et radicale sa zone de vidange, après de longues caresses déstressantes pour avoir le privilège de la laver au gant et au savon sur fond de soleil couchant. Nous pensions l’avoir mise dans des conditions optimales pour passer la nuit. Nous nous sommes fourvoyés: l’altitude, le froid ou le trajet ont provoqué des miaulements et autres roucoulades du coucher au lever du soleil les 3 nuits durant;
  • internet nous avait indiqué un point d’achat d’appâts et d’articles de pêche dans un des nombreux commerces de Salles-Curan. Nous nous y sommes rendus, enthousiastes et souriants pour nous faire accueillir par la fraîcheur d’une commerçante qui nous a expliqué que hors-saison de pêche, elle ne vendait « pas d’appâts vivants madame et monsieur enfin voyons, si c’est pour les jeter vu le peu de pêcheurs! »;
  • un jeune couple mignon comme tout est arrivé le 2e jour près de notre emplacement et c’est avec curiosité que nous les avons vus déballer et préparer le nécessaire du parfait pêcheur. Après avoir fait connaissance, ils nous ont donné une boîte de maïs sans OGM, en nous indiquant qu’en cas de manque d’appâts, des boulettes de mie de pain feraient l’affaire. Nous avons servi à la faune aquatique salade de maïs et gluten sans succès, nous sommes rentrés bredouilles, comme nos gentils voisins;
  • une aire qui lèche les rives d’un lac, nous en avons rêvé, l’Aveyron l’a fait. 73 emplacements spacieux, une aitre entretenue par la commune, accessible et dispensant tout le confort nécessaire.
viaduc de millau

De chemins en autoroutes, c’est beau mais c’est cher

Voyager en camping-car, c’est avant tout prendre le temps de pouvoir ralentir pour admirer une vallée, un lac, une plage ou une aire de pique-nique.

Inutile de préciser que c’est ce mode « slowride » que nous privilégions lorsque nous partons à la découverte de contrées inconnues à bord de Zérard.

Et grâce aux diverses applications de navigation, notamment Sygic Truck, nous pouvons choisir les options d’itinéraire à notre goût. C’est ce que nous avons fait à l’aller, et ne l’avons pas regretté.

En revanche, pour le trajet de retour, nous étions fatigués et le temps menaçant nous a fait choisir l’itinéraire opposé, qui devait nous faire éviter les petites routes magnifiques mais sinueuses et bien étroites pour nos autres, novices.

C’était sans compter des travaux, nous faisant déboucher sur un panneau jaune de déviation, un GPS mal réveillé et un Sygic moins à jour que Paul Fournier dans Hibernatus.

Nous ne comptons plus les cercles que nous avons décrits en tournant en rond pour à chaque fois déboucher sur ce fichu panneau » Déviation ».

Nous nous sommes résolus à finalement emprunter un itinéraire plus rapide, plus reposant mais aussi plus payant. Beaucoup plus payant.

Car si chevaucher le viaduc de Millau est une expérience à réaliser au moins une fois dans sa vie, mieux vaut que ce soit prévu dans un budget de dépenses plus ou moins prévues.

Ce qui n’était pas notre cas, nous avons donc considéré que ce serait notre cadeau de Saint-Valentin en retard: 13 euros et soixante cents pour à peu près 2 minutes de bonheur, et 11 euros jusqu’à chez nous, elle peut être belle, l’autoroute.

Tours et détours, pleins de gazoil et d’AdBlue, laverie et stationnement sur l’aire (nous avons acheté 24 heures de trop soit 11 euros 50 pour la commune), sans compter les provisions stockées pour le séjour, c’est probablement depuis le début de notre aventure avec Zérard que la vanlife nous coûte aussi cher.

C’est aussi une nouvelle leçon pour nous: prévenir plutôt que guérir et toujours prévoir une enveloppe supplémentaire pour les dépenses imprévues, quitte à partir moins loin et moins longtemps.

Pour autant que certaines leçons sont plus ou moins agréables à apprendre, c’est bien ce que nous recherchons dans ce mode de vie: les aléas, les surprises, les imprévus, que nous trouvons plus simples à gérer qu’en mode sédentaire.

Preuve en est la journée en moins que nous n’avons pas passée sur les rives du Pareloup: en montagne, le temps change vite, et le 3e jour s’est levé avec la pluie et le vent. Qu’importe, nous avons pris la route et en milieu d’après-midi, nous étions chez nous, heureux de rentrer, mais tout autant de déjà penser à notre prochain départ: Palavas-les Flots, où nous avions prévu de passer les derniers jours de 2020 et les premiers de 2021.

Montagne, lacs, pêche, randonnées

Durée: 4 jours et 3 nuits
France: Aveyron
Budget: 150 euros
Km parcourus: 600

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • l’accueil du seul point de vente d’appâts de Salles-Curan, aussi frais que l’eau du lac
  • l’accès à l’eau potable sur l’aire, coupé en raison de la saison
  • le tarif, en conséquence un peu élevé compte tenu des services

On a préféré

  • l’aire située idéalement sur les rives du lac
  • le calme, la propreté des lieux et l’entretien des services de l’aire
  • la proximité de tous les commerces utiles

Aire municipale du lac de Pareloup:

Les tarifs:

  • 11.5€ pour une durée de 24 heures (eau, électricité, vidange inclus). Payant à partir d’une heure
  • vidange seule 4€ (pour une heure).

Services:

  • 73 emplacements – 24/24
  • DISPOSITIONS LIEES AU COVID-19
  • barrière entrée/ sortie, paiement par Carte bancaire uniquement
  • borne de vidange
  • code personnel permettant d’entrer et sortir en journée.
  • Infos 05 65 46 89 90

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Propreté des lieux

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Commerces à proximité

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Paysages agréable

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Activités sur place