La vanlife, c’est aussi la slowlife

La vanlife, c’est aussi la slowlife

17 juillet 2021

Ces derniers temps, la crise sanitaire a fait émerger de nouvelles tendances, inspirées par nos aspirations.

Vivre autrement, autre chose, mieux, plus ou moins vite.

Dans notre apprentissage de la vanlife, pour une fois, ce week-end, et avant nos premières vraies vacances à bord de Zérard, nous testons la slowlife.

Au commencement

L’année dernière, à la même date, approximativement, nous commencions à dessiner les contours de notre projet un peu fou, mais réalisable: nous offrir une autre vie.

L’idée est partie tout simplement d’une phrase lâchée dans un soupir de désillusions:

 » Pffff, franchement, on n’a qu’à tout vendre, tout plaquer, s’acheter un camping-car et partir vivre sur les routes. »

Nous étions au sortir du premier confinement, nous sautions alors dans l’inconnu, tant l’avenir à ce moment-là et ce que nous vivons aujourd’hui nous apprendrons que nous ne savions quasiment rien de ce virus et des contraintes qu’il allait nous imposer.

Peu importe, il était urgent pour nous de ne pas réfléchir, ne pas trop étudier, compter. Nous avions besoin de prendre l’air.

Les rêves

Nous voulions nous détacher de tout, voire de tous.

Enfants, famille, amis, relations…

Aux grands maux, les grands remèdes. Nous parlions déjà d’agence immobilière, d’estimation, de vide-maison, de sites de petites annonces, de vente d’occasion.

Les enfants? Ils sont grands.

La famille? Discutable, mais la vie nous sépare quoi qu’il arrive, alors aujourd’hui ou demain…

Les amis? Ceux qu’on ne voit presque plus, ceux qui ont quitté notre chemin, ceux qui sont encore là, à portée de SMS, de like et de petits clins d’oeil.

Les relations? Par définition, on se les crée là où on est.

Mais ça, c’était l’après.

L’avant était le choix et l’achat.

La réalité

Lorsque nous sommes montés à bord de Zérard pour la première fois, tout émerveillés que nous étions de découvrir un univers plus compact, plus fonctionnel, se familiariser avec les termes, les manipulations, la maintenance, nous n’avons pas réalisé que « tout plaquer » ne se fait pas en un claquement de doigt, une discussion sur l’oreiller ou un soupir.

Nous ne nous sommes rien dit, trop fiers l’un et l’autre que nous étions pour nous avouer qu’ul allait falloir apprendre, apprivoiser, calculer, compter, dompter, rouler, s’arrêter, démarrer, chercher, trouver, se poser, dormir, manger, se laver, se vider, se recharger…

Eh oui, comme tout ce qui n’est pas inné, la vanlife, ça s’apprend, ça s’acquiert, ça s’appréhende.

Alors nous avons revu notre copie.

L’ordre des choses

C’est ainsi que nous avons appris notre première leçon de slowlife.

Ne pas mettre la charrue avant les boeufs, apprendre à connaître Zérard. Comprendre que nous ne sommes pas encore dans le bon véhicule, le bon timing pour vivre notre rêve.

Penser aux enfants, à la famille, aux amis, aux relations, et se dire que les uns et les autres ont besoin de nous savoir fixes, peu importent leurs raisons.

Garder encore la maison, plus on attend, plus on rembourse le prêt immobilier, plus on récupère de nos billes.

Prendre le temps.

C’est exactement ce que nous avons fait en nous posant pour ce week-end au Camping de La Tour-de-France, dans les Fenouillèdes, au bord de l’Agly.

Arriver pas trop tôt, s’installer tranquillement, et décider de s’offrir un dîner à La guinguette du camping.

Rentrer à la tomber de la nuit, à vélo, aller faire les cons dans les sanitaires.

Prendre le temps de se coucher, se parler, puis se taire, parce qu’il était tout simplement temps de s’aimer, un peu plus que d’habitude.

Laisser le soleil, le vent et les voisins se réveiller avant nous et nous tirer d’une bonne nuit de sommeil réparateur.

Ne pas plannifer la journée. La rivière, la piscine, les chemins, le temps. Rien ne va rester plus longtemps n ni ne disparaîtra si nous nous fions à notre propre rythme et plus celui de la montre.

La vanlife s’apprend.

La slowlife aussi.

Camping La-Tour-de-France***:

Coordonnées:

  • 43, Avenue du Général de Gaulle
    66720 LATOUR-DE-FRANCE
  • Tel : 04 68 29 16 10
  • Contact

Les tarifs:

Un week-end marathon

Un week-end marathon

7 juillet 2021

Lors de notre dernier séjour en Aveyron, le temps n’était pas à la fête, c’était l’hiver et malgré la beauté du paysage, nous avions alors décidé d’y revenir aux beaux jours.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait!

Mais nous ignorions que ce retour en Aveyron se ferait dans une boucle à travers l’Occitanie, des Pyrénées-Orientales en passant par l’Aude, l’Hérault, l’Aveyron, le Lot et le Tarn.

Nous avons fait ce petit tour comme on court un marathon: moins de 72 heures, plus de 600 kilomètres, et 2 spots.

Embarquez avec nous à bord de Zérard pour un road-trip occitan!

Le Séjour

lac de Pareloup

La soirée coup de tête: camping Le Brasilia, Canet-en-Roussillon

Nous savions que nous allions rouler dès le lendemain et le surlendemain sans quasiment nous poser.

Nous avions envie d’une soirée hors du temps, en amoureux, comme on les aime: sans rien prévoir à l’avance, comme dans nos jeunes années.

C’est au camping Le Brasilia, à Canet-en-Roussillon que nous avons posé les roues de Zérard.

Accueillis très chaleureusement, et compte-tenu de l’heure tardive de notre arrivée, nous avons pu lever le camp le lendemain soir sans supplément.

Les emplacements réservés aux camping-cars sont spacieux, ombragés, plats et équipés de l’électricité, de l’eau et du tout-à-l’égoût.

Une fois installés, après avoir visité les lieux et profité de la piscine, nous avons passé la soirée dehors, ENFIN.

Un verre, puis deux, une grillade, une salade, quelques fruits, les premiers grillons dans les pins et le calme des lieux encore à l’abri des touristes, il ne nous en a pas fallu plus pour passer une douce, très douce nuit.

Le lendemain, nous avons profité de l’espace aquatique: grands bassins de nage, espace balnéo, spa…

Après le déjeuner, premières brasses coulées dans la Méditerranée, à deux pas de Zérard.

Plage, piscine, soleil, calme, mission accomplie pour ce mini-séjour!

pêche pareloup

En voiture Simone, je conduis, tu klaxonnes: l’Occitanie de bas en haut

Après une soirée et une nuit à Narbonne, nous avons récupéré au petit matin fils aîné et dulcinée pour leur premier voyage à bord de Zérard.

Nous avons roulé sans nous arrêter jusqu’à Gabriac, dans l’Aveyron, en ayant laissé derrière nous l’Aude, l’Hérault, et traversé le Parc Naturel Régional des Grands Causses.

C’est là que nous avons décidé de faire notre pause déjeuner, sur un parking, à l’abri d’une tonnelle de vigne vierge bien agréable et rafraîchissante.

Et nous avons bien fait, cette petite halte gourmande nous a permis d’être les invités de dernière minute d’un très joli mariage civil.

Quelques klaxons et félicitations plus tard, nous étions repartis vers notre bivouac du soir, en passant par Rodez pour le ravito, et la coulée de lave de Roquelaure pour le tourisme.

Saint-Côme d'Olt

À la fraîche: le camping Bellerive, Saint-Côme d’Olt

Au hasard, sur la carte, nous avions le choix des campings et autres hébergements de plein-air sur le secteur.

Nous avons été conseillé par un autochtone qui nous a chaudement recommandé le camping Bellerive, à Saint-Côme d’Olt.

En dehors du charme pittoresque du village, de l’écrin de verdure dans lequel se situe le camping, bordé par le Lot, et du calme reposant ambiant, nous garderons un souvenir précieux de cette soirée et nuit passées ici.

À commencer par le propriétaire des lieux, aussi sympathique que professionel, qui nous apprend qu’il connaît très bien les Pyrénées-Orientales pour y avoir habité.

À suivre par cette cliente derrière nous, qui, en entendant notre code postal, nous interpelle dans un splendide accent chti que sa belle-mère est une de nos voisines.

La trempette dans l’eau très fraîche, voire glacée du Lot nous a donné l’occasion de nous faire un copain, en l’espèce du fils du propriétaire, fin pêcheur et gai bavard, du haut de ses « 9 ans ET DEMI! ».

La soirée riche en émotions passée en famille, avec notre grand que nous ne voyons pas souvent, qui franchit un nouveau cap dans sa vie d’adulte et nous rend fier, comme tous les parents peuvent l’être de leur progéniture.

Le bonheur se niche parfois dans de petites choses, celles-ci nous sont précieuses.

Mer, montagne, campings

Durée: 3 jours et 2 nuits
France: Pyrénées-Orientales, Aude, Aveyron
Budget: 350 euros
Km parcourus: 612

Zette

Moitié de Zède et de nos 3 enfants, journaliste sur Le HuffPost, copilote à bord de Zérard et responsable des placards.

Vidéo

Zede

Moitié de Zette et de nos 3 enfants (les mêmes), Menuisier sur catamaran, pilote à bord de Zérard et responsable des blagues.

En plus ou moins bien

Nos avis sur le séjour

On a moins aimé

  • la montée soudaine et imprévisible du Lot
  • l’accès au camping Bellerive
  • le manque de temps pour apprécier le séjour

On a préféré

  • l’espace balnéo du camping Le Brasilia
  • le charme du camping Bellerive
  • notre premier road-trip!

Camping Le Brasilia*****:

Coordonnées:

  • 2, avenue des Anneaux du Roussillon – 66140 Canet en Roussillon
  • Tel : +33 (0)4 68 80 23 82
  • E-Mail : info@lebrasilia.fr

Les tarifs:

Caming Belle Rive**:

Coordonnées:

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Propreté des lieux

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Commerces à proximité

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Paysages agréable

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Activités sur place